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 [Agone] Chroniques Harmondiennes

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Moklo
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MessageSujet: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Mer 23 Mai - 9:15

Bien le bonjour, nobles visiteurs !

Vous voici arrivés en Harmonde, où mes compagnons et moi avons commencé nos aventures la nuit dernière.

Ici vous pourrez retrouver les récits de nos exploits et de leurs déboires, sous la bienveillante coupe de notre dévouée Éminence Grise.

Je commencerais sous peu avec la première séance, en prévoyant d'écrire selon le format que j'avais proposé: un narrateur principal, suivi des ajouts des points de vue et précisions spécifiques des autres harmondiens, et dans tout cela les notes et rectifications de l'Eminence, si possible d'une autre couleur.

_________________
Moklo sait que le monde est une scène où l'on peut se produire même sans scénario.
Un Maître de Jeu ne croit pas. Soit il Sait, soit il Cherche après avoir prétendu qu'il Savait devant ses ouailles.


MJ d'Anima:Beyond Fantasy, un peu de L5A, et avec de la chance un jour de Nobilis, Krystal, Keltia, Disque-Monde et Cthulhu. Et guide de Prosopopée, Psi*Run et Yokai.
Possibilité de faire découvrir Shayo.


Si vous espérez jouer une campagne avec moi comme meneur, une solution: m'éblouir par votre jeu... et SURTOUT votre zèle organisationnel.
Au cas où, parce que ça a été mal compris plusieurs fois: si tu te présentes en tant que fille et que je suis courtois et avenant avec toi, ce n'est pas de la drague lourdingue. Vraiment, aucune chance que je sois intéressé, rien de personnel. J'ai juste des choses à te dire. Voilà. Bisous.


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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Jeu 24 Mai - 6:37

Séance première: Rencontre à Maspalia, par Glenn Lucent [22/05/2012]

Urguemand, non loin de la frontière avec les Provinces Liturgiques. La ville fait environ 600m par son axe Nord-Sud et 1,1km par son axe Est-Ouest. En son centre, une imposante place du marché de laquelle rayonnent les grands axes qui mènent aux différentes portes. Au nord, le château, tout ce qu'il y a de plus classique pour le coin, en grosses pierres et murailles fortes. Dans sa section Sud-Ouest, l'Auberge du Sanglier Bleu, établissement confortable sans fioritures inutiles, à l'image de son quartier et de ses habitués: des citadins du commun, artisans, commerçants, petits propriétaires terriens ou fermiers d'importance.

Sur sa porte, un sanglier bleu stylisé et son nom, écrit en langue Urguemande, donc dans l'alphabet Armgarde.
Depuis l'avant-veille, la farfadine Yukio, toute de rouge vêtue, à la longue chevelure brune et portant son aiguille au côté et son Danseur dans la capuche, est arrivée et s'est installée sans guère prendre le temps de faire du tourisme. Elle a juste pu remarquer, comme ses futurs camarades, que l'ambiance n'est pas au beau fixe. Les gens ont l'air tristes, méfiants, les regards sont lourds et les salutations tendues...

Elle occupe la salle commune du rez-de-chaussée, de même que quelques groupes humains et un trio de farfadets, quand moi, Glenn Lucent, itinérant de Préceptorale d'une rare beauté revêtant la bure, les sandales et un manteau officiels de voyage, entre à mon tour et commande un thé. Je sais que je cherche notamment une farfadine mais, sans trace particulière de l'autre saisonin que je m'attends à voir arriver, je me contente de commander un thé à l'aubergiste aussi typique que bougon.

Djéos fait son entrée quelques temps plus tard: un humain de haute taille, brun coupé court aux tempes grisonnantes et aux yeux sombres portant un habit ample rouge et blanc dans les replis duquel se cache un autre danseur, un plastron de cuir rapiécé, et une épée ogre impressionnante dans le dos. Ne sachant guère à qui s'adresser, il reste à l'affut de plus amples informations.

Enfin, Silena fait son entrée... Malgré le tissu qui couvre sa tête, son identité de méduse n'a aucun mystère pour moi, au-delà de sa beauté déjà révélatrice. Sous sa cape de voyage bien usée, on peut voir son uniforme de cuir souple renforcé aux articulations, portant un symbole violet que je reconnais sans mal. Elle porte ostensiblement quatre dagues, laissant deviner sa capacité à ne pas se laisser ennuyer plus que de raison.

Malgré mon regard insistant, elle décide d'aller directement voire la farfadette, qui dégustait de la tapenade en sirotant une bière au parfum de miel... soit, c'est galanterie élémentaire que de la laisser choisir son interlocuteur.
Constatant qu'elles engagent la conversation, ça confirme mon impression que ce sont elles que je recherche. Le magicien surarmé doit avoir une réflexion proche, car il arrive en même temps que moi à leur table. En quelques phrases contenant trop d'allitérations pour être anodines, nous nous reconnaissons tous les quatre comme le groupe que nous avons été envoyés pour rencontrer et avec lequel nous devrons œuvrer à Maspalia.

Apparemment, Yukio et moi sommes les plus au fait de ce que nous cherchons, alors que Silena se borne à évoquer le fait qu'elle soit là pour faire la volonté des Terres-Veuves -ce qui me semble rejoindre mes informations et rester cohérent avec la fonction que je lui devine- et que Djéos semble n'être qu'une sorte de garde du corps qui n'a comme seule consigne que de nous protéger.
Ainsi soit-il, je ne tiens pas pour le moment à éclaircir la situation, et propose simplement que nous enquêtions sur les quelques éléments étranges que nous avons tous pu constater en arrivant en ville, et en particulier la mauvaise humeur ambiante et la présence de deux corps de garde distincts, certains portant des capes rouges et d'autres pas.

Après avoir échangé sur la pertinence ou non d'interroger l'aubergiste, les farfadets, ou les deux, par qui et quand, je prends les devants et vais parler au tenancier. M'inquiétant de ses affaires et de ce qu'il serait bon de faire pour les améliorer, il finit par m'expliquer d'une part que des ruines à l'orée de la ville inquiètent la population et que personne n'ose y aller, et d'autre part que les gardes sont sous les ordres du Duc et du Protecteur, deux nobles des plus influents. Le premier serait en fait fort jeune et inexpérimenté, et le second plus vieux, compétent, mais aussi sévère à la limite de l'effrayant.

Faisant part de ces informations à mes comparses, j'esquisse un plan d'action qui consisterait à motiver ces camps adversaires politiquement à essayer de résoudre le problème des ruines, qui pourraient autant receler l'objet de notre recherche que, peut-être, la concurrence contre laquelle Djéos devrait nous protéger et dont Yukio n'était visiblement guère consciente.
Mais nous aurons la possibilité d'y revenir plus tard, et après avoir soupé de la spécialité du chef et pris des chambres à l'étage qui ne contient pas d'autres visiteurs que nous, nous allons nous coucher, sauf Silena qui va profiter d'être seule pour investiguer à son tour "plus discrètement que si vous étiez toujours là, quand même".

Avant de me coucher, j'acquière la conviction que dans les ruines ou au château se cachent sans nul doute des mystères que nous serons amenés à découvrir. Reste à en convaincre mes collègues au matin.
La nuit se passe sans problème, et nous sommes réveillés un peu avant l'aube par la fille de l'aubergiste qui a apparemment reçu des instructions en ce sens.
Sans me presser outre mesure, je descends dans la salle pour y retrouver les trois autres déjà installés devant leurs petit-déjeuners; apparemment, faire chauffer le lait est une curiosité à Maspalia.

Silena nous explique que les instructions viennent d'elle, qui tient visiblement à ce que toute la journée soit mise à profit sans la moindre perte, et nous rapporte ce qu'elle a appris de la fille de l'aubergiste la nuit dernière. Apparemment, son père serait quelqu'un d'assez crédule et prompt à colporter rumeurs et superstitions aussi exagérées que changeantes, ce qui réduirait l'importance de la piste des ruines malgré mes convictions qui emballent davantage Djéos que les filles. Sur un autre sujet, elle nous raconte que le Duc aurait apparemment moins de dix ans, et que c'est sa naine de tante, Dame Ambrosia, qui assure la régence et est en froid avec l'autorité militaire qu'est le Protecteur.

Quand, comme j'aurais du m'en douter, le vieux nain passe par la fenêtre depuis l'extérieur, je mets en garde l'assemblée et me cache sous la table. La porte s'ouvre à la volée, et un contingent de six gardes à capes rouges, dont un gradé, entre en dégainant épées et injonctions: nous devons quitter les lieux au plus vite pour ne pas gêner l'arrestation en cours. Les filles ne se font pas prier et remontent immédiatement dans les chambres, mais je demande timidement de quoi il s'agit -apparemment un traître- avant de me diriger vers la sortie...

Malheureusement, le capitaine des gardes a la très mauvaise idée de pousser Djéos pour lui faire accélérer le mouvement, et récolte donc son poing dans la figure comme un réflexe évident. Catastrophé par ces manques de civilité et par l'attention soudaine de ces professionnels des armes pour mon compagnon, je prends le parti de prendre la porte. Le nain quant à lui, désarmé dirait-on, entreprend de ramper comme il peut sous les tables au moment où je sors et où la bataille éclate.

Un des deux gardes qui attendaient encore à la porte et à qui je demande de me suivre dans l'espoir de soulager un peu mon garde du corps... me suit donc en courant, l'épée au clair. J'entreprends donc de le semer en tournant autour de l'auberge, mais il voit clair dans mon habile stratagème et ne s'étale pas de tout son long comme prévu. Concentré sur le fait de rester en vie sans abattre si vite mes cartes, je suis rapidement rejoint par Djéos qui saute lui aussi par une fenêtre, et par Yukio qui harangue subitement le garde derrière moi, le laissant surpris et, pour ainsi dire, coi.

La situation étant plus à mon avantage, j'entreprends de quitter les lieux dignement. Le silence retombant rapidement, je me retourne pour jauger de la situation... et subit de plein fouet l'horreur du spectacle: Djéos vient d’empaler sur son épée ogre le garde éventré, et cale cette macabre brochette sur son épaule comme un vulgaire balluchon. Devant ce débordement sanguinaire tout à fait inattendu pour moi, je tombe à genoux, frémissant, et vomis. Je ne me souviens que très vaguement avoir été ramené quelques instants plus tard vers l'auberge, scène de carnage elle aussi, où le nain s'est relevé et commençait, je crois, à prendre les choses en main...

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Jeu 31 Mai - 11:18

Séance 2: Maspalia, jour 1, par Djeos AMELLAN [29/05/2012]


Gardes du protecteur ou pas, ils n'auront plus l'occasion de malmener qui que ce soit. Oui je me suis emporté mais leur réaction démesurée d'en venir aux armes leur a été fatale. Doucement et sans tapage les corps ont été transportés en lieu sur.

Le nain, Mordack, sauvé In Extremis, se proposa d'employer 4 humains à tout faire pour remettre un semblant d'ordre au Sanglier Bleu, sans doute reconnaissant d'avoir eu la vie sauve. Il nous proposa de l'accompagner dans "un endroit sûr" de la ville. Je n'y étais pas opposé au contraire, mes compagnons non plus d'ailleurs. Le pauvre aubergiste et sa fille sont conviés à se joindre à notre mouvement tant son auberge est devenue... impraticable. Bonhomme allant, nous voila à sept sur le chemin de la cachette. A 30 minutes de marche environ, nous arrivions dans la rue des souffleurs de verre, qui historiquement, doit porter son nom à cause des boutiques spécialisés en soufflerie parsemant ce couloir marchand.

Un peu plus tard nous nous tenions devant cette fameuse cachette, qui à première vue, ne l'était que de nom. Une magnifique et très grande bâtisse donnant de part et d'autre sur une rue. L’intérieur est pour le moins déconcertant tant la devanture de la maison présageait un mobilier faste et léché, à la place de cela, des salles spartiates, vides et presque poussiéreuses. Doté d'une cuisine sommaire, d'un hall vide et d'une salle de réception du même acabit, le rez-de-chaussé supportait 2 autres étages agencés en couloir tout deux, des chambres principalement et une salle d'eau à chaque étage. Une salle de réunion au premier étage dénotait avec le reste dans la mesure où celle-ci est meublée d'une longue table et d'une dizaine de chaises.

Yukio et Silena se sont établies au second et dernier étage, séparées au maximum d'un bout à l'autre du corridor. Ces deux là ne s’entendent que pour le bien de leur mission respective, dans d'autres circonstances je ne doute pas qu'elles se seraient déjà sautées à la gorge ce qui n’arrange pas mes affaires.
Glen et moi-même, avons opté pour le premier étage, plus commode pour accéder rapidement aux pièces de la maison.

Après un débriefing de la situation, Mordack nous laissa 3 jours seuls le temps que la situation se tasse. Nous avons profité de la journée, Yukio et moi-même pour sortir en ville, mon camarade me finança un drapé sombre pour remplacer l'ancien maculé de sang, visiblement ici le sang met mal à l'aise contrairement à chez moi. Me demandant de la laisser seule pour interroger la population sur les évènements locaux je suis rentré seul à l'abri de Mordack. Visiblement dans ce groupe chacun des membres à l'air d'être motivé par un objectif personnel. Même si ma curiosité est attisée, je sais bien où est ma place et où ne pas mettre mon nez.

De retour et face à la maison, je m'aperçois après un tour rapide que les portes de devant et de derrière sont solidement fermées, mes camarades ne répondant pas à mes appels. Aussi préférais-je m'attaquer aux fenêtres, elles aussi fermées, pour forcer mon entrée dans la maison. Mes camarades Glen et Silena sont peut être en danger. M'énervant sur le mécanisme de fermeture, je pris mon épée pour faire levier sur le montant en bois de la fenêtre, celle-ci céda très facilement.

Une fois à l’intérieur mon ardeur se calma voyant Silena m'accueillant surprise de mon effraction, je lui expliquais que je pouvais très bien les imaginer en danger, alors que eux se sont enfermé dans la maison pour enquêter tranquillement sur son passé. Cela se termine bien, j'ai connu des quiproquos qui se sont terminés avec des dagues dans le dos.

Le soir venu, mes camarades concertaient sur leur objectif dit "commun". Ceci est encore flou pour moi, ma mission n'étant pas la leur. Cependant j'ai pu comprendre qu'ils étaient tous trois à la recherche de quelque chose ou quelqu'un pour des raisons propres à chacun.

Silena et Glen nous apprennent que la maison n'a pas eu une grande histoire et qu'elle continue comme par le passé à servir de base de repli. Conclusions prisent sans réelles preuves et d'après les traces de pas laissées par le temps et la poussière.
Yukio revient avec des nouvelles d'auberges sommes toutes assez banales, des meurtres et des enlèvements dans les bas-fonds de la ville. Des nouvelles rien de bien surprenantes venant des quartiers pauvres. Yukio semblait insister sur la tenue que portait les ramasseurs de cadavres de la ville, de sombre vêtu ils portaient d'intriguant voiles noires sur le visage ne laissant rien transparaître.

Sans réels points de départ pour leur recherche, mes camarades se sont renseignés auprès de la fille de l'aubergiste pour connaitre éventuellement les lieux atypiques de Maspalia. D'après la jouvencelle, la rivières de la ville prend source au Nord-Ouest et que c'est un lieu magnifique à visiter. Le cimeterre de la ville siégerait au Nord-Est et que les fameuses ruines, que craint l'aubergiste, reposeraient au Sud-Est.

Nous décidons donc de nous donner du repos et laisser la nuit nous aider dans notre décision.

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-"Que la puissance des arcanes se déchaine !"....  
      ...-"Enfin dés que je sais ce qu'est une arcane, promis je le fais"

Yazh Mage
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Mer 6 Juin - 12:49

Yukio raconte son périple des deuxième et troisième jour

Bon ben, finalement on a opté pour une nuit de sommeil avant d'aller explorer la source.

A l'aube le groupe fut réveillé par Cirelle, la fille de l'aubergiste.
Un bon petit déjeuner plus tard, ou il y avait des tartines de pain beurré au miel à tremper dans du lait chaud, nous partîmes pour la source.
En chemin nous laissâmes notre guide, du haut de ses 8 ans, et de ces tra la la, tra la la chantonnés, prendre un peu d'avance pour discuter entre nous.

C'est pas très clair, mais il semble que Glenn aurait une intuition de quelque chose à trouver dans un sous-sol. Djéos lui faut qu'il protège, et Madame Silena elle est plutôt du genre "Notre peuple vaincra" ou un truc similaire.

Au bout d'environ une heure et demi de balade, on arrive effectivement à une mare mignonette, dans une environnement mignonet, avec pleins de petits insectes tous mimis... mais rien de transcendant quoi !
Madame Silena demande à Cirelle d'aller lui attrapper des grenouilles mais la petite refuse, se souvenant sans doute de la chasse aux cerises d'hiver. Finalement Madame Silena elle demande que la fillette nous fasse un joli campement.

Je prétexte un besoin naturel pour m'éloigner du groupe et faire des recherches. Rien

Glenn décide tout de même de faire une Ode à la mare pendant je fais barbotter mes pieds et que mes danseurs jouent avec les remous.
Euh ... c'est un truc en ophidien, la langue des Terres Veuves, qu'on comprend rien avec Djéos et en plus ça dure 30 minutes.
Ca raconterait une histoire mièvre avec des filles charmantes et une source luxuriante.

J'en profite pour organiser une collation de 10 heures. Ils commencent à apprécier le miel, tous autant qu'ils sont, surtout Glenn et sa gorge irrités par sa poésie.

On est rentré pour déjeuner à midi, tous un peu dépités par la balade.
On prend des provisions et quelques affaires pour passer une nuit aux fameuses ruines et on part.

Après avoir marché pendant 3 bonnes heures, à traverser des collines, nous arrivons en vue des ruines.
Bon alors, soyons clair, c'est pas une tour effondrée avec 2-3 cailloux qui trainent. C'est une ville entière !

Elle ressemble un peu à Maspalia et donne sur un lac via ce qui reste d'un petit port.
En nous rapprochant, on peut s'apercevoir que la ville a du subir un tremblement de terre. Il y a pleins de tours en plus ou moins bon état et la végétation hivernale est rare.

Glenn nous pousse à trouver une tour avec de la végétation, des gargouilles et une déco moche à l'intérieur.
Nous prospectons quand Djéos se met à l'arret. Il a cru voir l'ombre d'une personne traverser un peu plus loin devant.
On en discute encore avec les 2 garçons quand on s'aperçoit que Madame Silena nous a devancée et s'est mise à suivre l'ombre.
Je lui embraye discretement le pas. Les hommes, plus bruyants suivent de loin.

Soudain Madame Silena s'arrette et je la rejoins.

Ya un type en robe noirr, capuche noire, qui s'est arrêté au milieu de la route. Il fait penser aux fossoyeurs que j'ai vus dans les bas fonds.
Au bout de 5 minutes de rien faire, on entend les bruits d'une charette tirée par un boeuf. Effectivement c'est bien un fossayeur qui récupére son acolyte avant de repartir hors de la ville.
Nous les suivons.
Par contre, nous décidons de rester en ville. En plus il commence à faire sérieusement froid.
On perd un peu de temps à tenter de remonter la trace de la charette sans succès. Finalement on se trouve un abris au rez de chaussée d'une maison de pierre.
Tartines de miel pour tous ! voui, faudra qu'on pense à prendre autre chose pour manger quand même.

L'atmosphère de la ville étant très bizarre, on décide de faire des tours de garde. Il se passe rien. J'en profite pour faire quelques vérifications.
Ah! bien! Rassurée la Yukio.

A l'aube, pendant que Madame Silena blablate vers le soleil, Glenn admet qu'il trouve la ville de plus en plus intéressante. Il semble fasciné par la gargouille qui orne le mur de la maison d'en face.
Euh ... C'est juste un truc en pierre sculptés même pas belle.

Poussés par Glenn, on se dirige vers le centre de la ville. Bon OK, ils aimaient les gargouilles les anciens. Il y en a de plus en plus.
Intriguée, Madame Silena prend le temps d'en observer, en touche, et semble assez perturbée mais ne dit rien.
Après un moment de contemplation, Glenn est tout guilleret.

Nous décidons de nous séparer pour augmenter nos chances de trouver la tour de Glenn.
Le temps de convenir d'un code discret pour se retrouver, à base de cuicui d'oiseaux divers, et ouste les filles d'un coté, les garçons de l'autre.

J'en profite pour parler chiffon avec Madame Silena et ses conseils sont pertinents. Elle m'apprends que tout le monde n'a pas de frère mais que les amis des connaissances eux peuvent en avoir... enfin, je me comprends.
On se prend une petit cuillérée de miel pour fêter ça. Mon pot a pris un sacré coup, faudra que je pense à en prendre un autre.

Pour ménager nos pieds, on décide de monter en haut d'une tour pour avoir un meilleur panorama. La seule qu'on trouve a sa porte coincée, impossible de rentrer.
On est flemmarde jusqu'au bout et décidons de ne pas tenter l'escalade.
Finalement Madame Silena me pousse par une étroite fenêtre et je grimpe seule jusqu'en haut.

Assez rapidement, je distingue la singularité de la ville. Il y a une tour au milieux d'une placette qui a énormément de lierre qui pousse autour. En plus il y a plein de gargouille.
Manquerait plus qu'à l'intérieur ce soit moche et c'est la tour de Glenn!
On se dirige vers l'endroit en cuicuitant à tue tête.

Les garçons nous rejoignent sur place.
C'est effectivement une tour carrée de 6-8 mètres de haut, completement couverte d''une plante grimpante avec plein d'épines. Il y a aussi, en plus de gargouille classiques, 2 grosses gargouilles de 3 mètres faites de plusieurs types de pierres.
Euh ... les danseurs flippent un peu beaucoup et il faut les rassurer. Moi même je considère avec crainte le possible impact d'un de ces gardiens sur moi. Bref, j'irai pas leur chercher des noises.

Je m'éloigne un peu pour me rendre insignifiante magiquement. Je me dis qu'on me laissera peut-être entrer ou que tout du moins je ne présenterais pas une menace.
Je m'avance donc à la recherche d'une porte. Mais les épines sont trops acérées et je n'arrive qu'à abimer mes gants.
Je pose mon Aiguille plus loin et tente avec le fourreau d'écarter la végétation hostile. Que dalle !

Je demande à haute voix si je peux rentrer. Personne ne répond. Autant pisser dans le chapeau d'un lutin.

Par contre, en me retournant, je tombe nez à nez avec une des grosses gargouilles.
Eh ! c'est pas sensé bouger une statue de pierre !
Mais bon, elle bouge plus la.
Je tente de monter sur son dos et lui demande de m'emmener en haut. Aucune réaction.

C'est quand j'entends Djèos et Glenn parler débroussaillage pyrotechnique que je m'éloigne prudement de la créature de pierre.

Glenn s'approche d'une des gargouilles et déclame quelque chose. Quand il finit, et qu'on le regarde, une petite gargouille s'est postée derrière lui. C'est une avec une bouche pleine de dents menaçantes.
Spontanément je commence à regarder par où on peut partir.
C'est moi ou il y a plus de gargouilles qu'à notre arrivée ?

Glenn défie la petit forme en déclamant de nouveau. Ce coup-ci, il n'a pas le temps de finir qu'il se fait faucher par un autre individu de pierre qui finit à cheval sur lui l'air menaçant. Vache la vitesse !

Apparament le poème parlerait d'un truc comme quoi l'éternité rendrait les gargouilles éphémères ou un truc comme ça.

Par contre, non, ce n'est pas moi, il y a effectivement de plus en plus de statues et pas que sur les murs. Il y en a partout.
Euh ... je ne voudrais pas paniquer mais il y en a une centaine maintenant!
Alors on arrète la prose et on pense à rebrousser chemin hein ?!

Madame Silena lache un "Maitresse ?" mais nous nous esquivons. D'ailleurs, on est plus ou moins poussé à l'extérieur de la ville par des statues qu'on ne voit pas se déplacer mais qui sont toujours là pour nous barrer la mauvaise route.

Sur le chemin du retour, Madame Silena nous fait un cours sur les saisons et particulièrement sur la saison de l'hiver.
Il y a des Méduses, des Nains et des Fées noires... qui peuvent animer la pierre ! Elle est pas belle la vie d'une fée fripée ?!

Par contre, il faudrait une communauté entière de fées noires pour créer autant de gargouille.

On en déduit que ce que l'on cherche est une ex Fée noire adepte de sculpture.

Madame Silena exprime l'idée que Glenn aurait tenté d'accélérer le temps pour faire s'effriter une statue. Sure que ça a pas du leur plaire !

Heureusement, nous rentrons nous mettre au chaud et dinons.

Nous décidons d'aller explorer la piste bas fonds dans le soirée. Glenn s'enlaidit pour faire couleur locale. Réussite mitigée. Même en miteux pécore, il est encore beau.

Une fois sur place, à peine a t on mis les pieds dans le quartier glauque que tombe sur nous une vague de tristesse, désespoir et en plus ça empeste le cadavre.
Tu sors ça va, tu rentres, ça va pas...euh ... ?! Vous aussi vous trouvez ça malsain ?

On se sépare à nouveau avec les mêmes groupes. Les filles se disent qu'elles pourraient interroger des prostitués mais impossible d'en trouver.
On se rabat alors sur un mendiant très con et très limité en vocabulaire.
Madame Silena prend un sacré coup au moral quand, après lui avoir fait du gringue, le type refuse de la suivre.

Bon, on en trouve un plus vif et on l'interroge. Il est arrivé il y a quelques jours à peine et ne sait rien. Je lui donne quelques pièces pour qu'il quitte ce quartier.

On tente notre chance dans une taverne pour attendre un passage de fossoyeur. Là c'est encore plus suspect. L'aubergiste ne sert que des choppes vides et les clients repètent les mêmes paroles toutes les 15 minutes.
Et toujours cette odeur de mort.

Interrogée pas Madame Silena, je confirme qu'il y a 2 jours c'était pas comme ça.

On décide de rentrer, on est trop mal à l'aise.
On croise les garçons avant de sortir du quartier. Djéos qu'il est tout blanc au niveau du visage. Une bière de trop peut-être ?

Glenn nous annonce tout fier que tous les gens du quartier sont des morts animés. Devant sa certitude et en recoupant avec l'évidence des informations, nous nous rendons à l'horreur. La bile me monte à la gorge.
Certains individus sont mêmes des compositions de plusieurs cadavres sans distinction de genre ou de fraicheur!

Nous décidons de rentrer au manoir.
Le terme exact est : nous fuyons !

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 18 Juin - 20:55

Séance 4: Morts divers et variés par Ssiléna

Comme je vous le disais précédemment Mère, après cet éclaircissement quant à la nature des pauvres âmes nous entourants nous décidâmes de partir en bon ordre et néanmoins rapidement en direction de notre gite provisoire. Une fois là-bas, une discussion (décidemment mes compagnons préfèrent apparemment de loin disserter pendant des heures sur ce qu’il convient de faire plutôt que de l’apprendre par l’acte) s’ensuivit sur la suite des événements, je vous passe sous silence les propositions saugrenues telles dormir et remettre au lendemain notre mission, ainsi que les efforts n’amenant aucune amélioration dans l’état de Djeos (à savoir une danse ridicule de Yukio) après donc une mure réflexion nous tombâmes d’accord pour laisser ce pauvre Djeos se reposer et essayer d’oublier l’ignoble vision qui apparemment l’avait touché plus que sa carrure et ses précédents exploits nous le laissaient penser, pendant que nous autres, moins affectés, partirions nous poster à la sortie de la ville de manière à guetter le passage d’une charrette et de ses étranges conducteurs.

En chemin, Glenn nous expliqua de sa manière alambiquée et pompeuse habituelle que si il voyait la charrette elle pourrait mystérieusement et sans aucune aide extérieure se casser (je suppose que cela vous fait étrangement penser, tout comme moi, à la manière dont il avait décrit son chant sur les gargouilles, je pense qu’il nous prend décidemment pour bien plus bête que nous ne sommes) et qu’à ce moment-là nous pourrions observer plus attentivement le comportement des silhouettes en noir, qu’en nous –même nous supposons de moins en moins être humaine, et peut être même éventuellement en capturer une de manière à l’interroger.

Mais bien entendu et comme tous les plans savamment organisés, notre observation ne nous permis que de nous apercevoir que cette route était fort bien pourvue en cailloux et fort peu en charrettes, à l’évidence ce n’était pas le chemin qu’empruntaient les fossoyeurs. Après cette nuit éprouvante plus pour notre patience que pour notre physique, et voyant le jour sur le point de se lever nous retournâmes vers la ville, un peu ankylosés tout de même. Heureusement la Dame mit sur notre chemin la charrette tant espérée, Yukio, fort peu courageusement, continua néanmoins sur sa lancée pour rejoindre son lit (apparemment l’évocation d’un lit plongerait mystérieusement les farfadets dans l’urgence de le rejoindre, ce sont décidemment des saisonnins fort différents de nous, je comprends que notre peuple ne se mêle que rarement avec les autres), je commençais à filer la charrette pendant que Glenn, sachant moins bien faire corps avec l’environnement, suivait quelques pas plus loin. Au bout de quelques minutes à avancer dans les bas-fonds, nos amis les fossoyeurs arrêtèrent le cheval pour toquer à une maison et y entrer. Je décidais alors de profiter de l’occasion et de l’absence de témoin pour écouter ce qui pouvait se dire dans cette demeure, Glenn m’arrêta avant que je ne puisse mettre mon plan à exécution et commença à repartir sur des histoires de charrettes brisées, qu’il valait mieux que j’attende qu’il ait fini… soit qu’il fasse et j’attendrai. En effet, mon compagnon attaqua une balade dans la langue si chère à mon cœur, mais bien plus vite achevée que celles dont je commençais à prendre l’habitude. Sa déclamation achevée il me fit signe d’y aller malgré l’absence évidente de réaction de la charrette, je m’approchais donc d’une fenêtre et tendis l’oreille, mais les seuls bruits que je pus capter malgré mes efforts furent des pleurs et des frottement que j’interprétais comme celui d’un corps tiré sur le sol (sinon pourquoi ces silhouettes voilées se seraient arrêtés ici ?), en effet au bout de quelques secondes la porte s’ouvrit, livrant passage aux deux fossoyeurs portant un vieil homme a priori mort et à une vieille femme a priori veuve. Au moment où ils jetèrent, sans beaucoup de respect, le corps dans la charrette la veuve me remarqua mais détourna bien vite le regard quand un craquement sourd se fit entendre du côté d’une des roues qui tomba littéralement en poussières. Je profitais de cet incident pour m’éloigner et me cacher dans une ruelle proche. J’y attendis quelques instants avant de rejoindre Glenn qui me dit qu’après un temps de pause les deux fossoyeurs étaient partis laissant le tout en état. Après quelques phrases rapides sur ce qu’il convenait de faire, Glenn approcha la veuve, traina le corps à l’intérieur de manière à s’en attirer les bonnes grâces et récolta quelques maigres informations, comme quoi le mari était mort la veille et que les fossoyeurs étaient venus d’eux-mêmes récupérer le corps. Comme il ne restait plus personne à observer et que les rues commençaient à se remplir de vivants (les morts n’ayant apparemment pas bougé pendant la nuit) nous reprîmes la route en direction de notre demeure, accompagnés du cheval que les fossoyeurs avaient laissé derrière eux en nous disant qu’il pourrait toujours nous servir à une chose quelconque. Une fois rentrés, le cheval ayant trouvé une place dans l’arrière-cour, Glenn monta selon toute vraisemblance se coucher, pendant que je portais eau et nourriture à l’animal, que je me sustentais moi-même puis que je montais à mon tour reprendre quelques forces pour la journée à venir.

A mon réveil et une fois ma journée offerte à la Dame, je descendis vers la cuisine et supposant que les autres avaient pu prendre le repos nécessaire je leur fis savoir qu’une discussion s’imposait ; autour d’une table garnie nous échangeâmes nos différentes informations, enfin plus exactement Glenn et moi racontâmes notre nuit puisque les autres n’avaient apparemment rien fait de plus que s’épuiser et dormir. S’ensuivit alors un autre de ces débats interminables dont je vous épargne les détails barbants, après une razzia dans les réserves de pomme (sans oublier un nouveau pot de miel qu’elle glissa dans ses poches) Yukio fit rentrer le cheval pour apparemment l’interroger disait-elle, elle se mit pour ce faire à exécuter une danse différente de celle déjà aperçue mais toujours ridicule néanmoins, mais contrairement à la veille où sa danse n’avait eu qu’une réussite mineure voire inexistante, là le cheval se mit à notre grande surprise à parler et grâce à son affection pour les pommes Yukio put le convaincre de nous amener là où il était gardé en général.

Nous primes donc le chemin et une fois n’étant pas coutume, c’était l’animal qui guidaient les bipèdes, en chemin Glenn s’arrêta comme frappée par la foudre et commença à murmurer entre ses lèvres des mots sans suite et surtout sans rapport les uns avec les autres mais que je vous rapporte néanmoins car je pense que cela pourrait vous éclairer, personnellement grâce aux indices qu’il sème je commence à me faire une idée je pense relativement précise de ses capacités. Voici donc les paroles que j’ai pu saisir : « charrettes, interroger, cornegidouille, oublier, pourquoi » entrecoupés d’imprécation apparemment dirigées vers sa personne. Apres cette brève interruption nous voilà repartis en direction du cimetière nous semble-t-il, notre certitude d’être sur le bon chemin se confirma quand nous croisâmes une de ces fameuses charrettes, Glenn se remit à psalmodier mais ce jour-là les effets ne semblent pas être à la hauteur de ses espérance, nous continuâmes s néanmoins sur notre lancée qui aboutit comme prévu dans le cimetière, rempli comme tous ses semblables de pierres tombales plus ou moins abimées, de cyprès plus ou moins hauts et de proches plus ou moins éplorés. Pendant que les trois autres font un peu de tourisme je continue à suivre le cheval qui s’est dirigé sans hésitation aucune vers ce qui ressemble à une maison de gardien, en tout cas de l’extérieur puisqu’après en avoir fait le tour je n’ai pas trouvé de manière d’entrer sans casser quelque chose, mais Yukio vint à mon aide en grimpant sur un mur, puis sur les toits puis en se faufilant par la cheminée, elle m’entrouvrit une fenêtre par laquelle je pénétrais. Dès le premier pas dans cet endroit l’odeur répugnante et que nous commencions à bien connaitre, nous prit à la gorge, nous explorâmes malgré tout cette demeure, heureusement petite puisque ne comportant que trois pièces, et dans la dernière étant donnée l’odeur encore plus prenante nous examinâmes plus attentivement le sol, une bonne idée puisque je trouvais sans trop de problème, une sorte de cache sous le plancher, emplie d’objet suffisamment ensanglantés pour qu’on en devine l’utilisation. L’odeur étant vraiment insupportable et ayant découvert tout ce qu’il y avait à voir, je sortis par la fenêtre que Yukio ferma avant d’emprunter son passage préféré : le conduit de cheminée. Nous passâmes à l’exploration de l’écurie où notre cheval s’était installé, il faut avouer qu’il avait la place puisque sur dix box il était le seul cheval présent, après le déplacement d’un ballot de paille, je tombais sur une trappe donnant sur une échelle dont on ne voyait pas la fin. Nous employâmes alors notre signe de ralliement, comme toujours des cuicuis divers puisqu’on n’avait pas échangé sur une autre manière de se retrouver. Comme prévu les garçons nous rejoignirent rapidement, l’air passablement ennuyé par le cimetière où selon eux les tombes les plus récentes avaient une quinzaine de jours, ce qui allait dans le sens de nos déductions.

Quelques mots sur l’étrange ‘’trésor’’ caché dans la maison et direction l’échelle, les garçons firent comme si ils étaient utiles en cherchant à mesurer la profondeur du puits. Pendant ce temps, Yukio sans raisons aucunes se montrait désagréable envers moi et recevait donc une punition, pourtant pas à la hauteur de l’injure, vous connaissez ma bonté d’âme, Mère, et je ne voulais pas me brouiller avec l’un de mes compagnon, mais elle n’eut pas l’air de se rendre compte de ma mansuétude… Enfin bon, on finît de toute façon par emprunter l’échelle tous les quatre à la suite pour aboutir à une sorte de souterrain, au sol de terre battue et à l’odeur si reconnaissable de cadavre. Au vu de la pauvre lumière apportée par la chiche lanterne de Glenn, Yukio se mit à nouveau à danser bientôt rejointe par son danseur ce qui provoqua l’arrivée d’une boule de lumière qui nous permettait d’au moins discerner le sol sur lequel nous marchions, car en effet nous marchions, bien entendu dans la direction de l’odeur de cadavre. A la fin de ce qu’on pourrait nommer couloir se trouvait une pièce assez vaste et vraisemblablement de facture humaine ; en tout cas les statues entreposées, ou plutôt empilée, au fond étaient sans hésitation aucune d’un fort mauvais artiste ou d’un fort bon qui cherchait à représenter des sujets fort laids et si c’est le cas il y était particulièrement bien parvenu. Ce n’était qu’enchevêtrement de tentacules, serpents, dos bossus, cornes, de bois, métal, pierre… qui choquait mon sens de l’esthétique, sans compter l’odeur qui s’était encore renforcée, à croire que nous approchions de sa source, nous continuâmes néanmoins vaillamment dans sa direction jusqu’à aboutir à une porte pourvue d’un cadenas…non verrouillé, oui je sais ce que vous pensez, moi aussi je sentais le traquenard mais à être là…. Après avoir subtilisé le cadenas nous entrâmes donc dans une nouvelle pièce où la puanteur était telle que Glenn et Yukio durent ressortir pour respirer à nouveau librement, personnellement je pris sur moi et commençais à observait l’architecture somme toute banale, ce qui l’était moins par contre c’était les rangés de sarcophage se faisant face et la porte opposée à celle par laquelle nous étions rentrés, cette porte en effet était matelassée comme pour étouffer les sons. Je n’eus pourtant pas le temps de l’observer car alors que je comptais paisiblement les sarcophages en en vérifiant l’étanchéité le danseur de Dgéos commença une course contre son ombre tout autour de la salle, trainant dans son sillage un courant d’air bienfaisant, l’ennuyeux étant que sur son passage les sarcophages commençaient à s’ouvrir. Non content d’amplifier encore l’odeur ambiante, étrangement adoucie d’ailleurs par une odeur de miel et pâtisseries semblant venir de Yukio, ils laissaient entrapercevoir des mains en état de décomposition bien trop avancée pour se mouvoir mais qui apparemment n’étaient pas au courant de ce fait. Réagissant heureusement assez vite je pus m’emparer du danseur affolé que je remis à Dgéos et commençais à reculer à sa suite vers la porte autrement plus attrayante qu’une bande de cadavre un peu trop vifs, j’attendis néanmoins Yukio qui semblait en grande conversation avec l’un des cadavres susnommés qui avait l’air ravi de nous voir, contrairement à nous. Une fois tous les quatre réunis dans la salle précédente, nous nous hâtâmes de remettre le cadenas, et de repartir en sens inverse tout à l’impatience de retrouver un air respirable et un endroit plus approprié pour réfléchir. Une fois sortis de ce qu’on pourrait presque appeler un sépulcre, les garçons empilèrent avec célérité, quelques stèles sur la trappe.

Voici donc le récit de notre troisième nuit et du quatrième jour, comme vous avez pu le comprendre nous ne chômons pas à Maspalia.
Bien à vous,
Votre dévouée Silena.


Dernière édition par Ludo le Mer 27 Juin - 10:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 25 Juin - 14:26

Séance cinquième: Les Morts qui Marchent, par Glenn Lucent [19/05/2012]

Dans l'écurie encore en désordre, l'on finit d'empiler les stèles, puis décidons de nous disperser. Alors même que Yukio, Siléna et Djéos surveilleront les lieux depuis es positions qui leur sembleront les plus confortables et/ou pertinentes vu les dangers qui nous menacent, je partirais vers la ville récupérer de l'huile en quantité assez massive pour incendier, s'il le faut, une bonne partie des catacombes. Aux frais de la méduse, je m'empare donc comme je peux du canasson qui nous a amenés ici et, non sans mal par manque de pommes, je me dirige vers la ville en m'exerçant la voix... Pressentant que peut-être les choses finiront par se corser au cimetière, je ne ménage guère ma monture.

Pour aller en ville je tente l'entrée sud, pensant contourner la zone de malaise des bas quartiers, mais il semble que celle-ci se soit répandue au-delà des limites que nous lui connaissions précédemment. Je parviens néanmoins dans les alentours de notre demeure actuelle, et retrouve le marchand devant lesquels nous étions passés plus tôt sans y prêter grande attention. Visiblement, il vend la meilleure huile du pays, et en grande quantité qui plus est ! Quelle chance nous avons que je me sois souvenu de son enseigne. Je lui prends donc son meilleur tonneau pour l'or que m'a confié ma collègue, et négocie la corde et l'harnachement en prime. Pas mécontent de mon affaire, je rentre donc au cimetière aussi prestement que le veux bien la vieille carne surchargée qui m'accompagne. Pas d'embûche particulière sur le chemin.

Au milieu des tombes, je croise un Djéos pâlot qui ne semble pas vouloir prêter attention à mon retour, puis Yukio à l'écurie, laquelle m'apprend qu'ils se sont occupés de deux des fossoyeurs masqués pendant mon absence. Ces derniers se sont avérés être des corps assez immondes et pourris, mais néanmoins sacrément loquaces et même, pour ainsi dire, persuasifs, puisque Djéos a bien failli rejoindre leur cause. La chose ne m'étonne guère, la voix étrange empruntée par le cadavre sorti d'un sarcophage se voulait aussi mielleuse, et malheureusement notre mercenaire préféré ne semble pas vraiment avoir l'esprit assez fort pour résister à son influence.

Quand nous nous apprêtons à huilincendier le sous-sol par la trappe débarrassée de ses dernières stèles, le sol se met à trembler, se troubler, se soulève puis s'élève ! Mon intuition n'a donc pas attendu que nous arrivions en bas... le gros problème a décidé que l'heure était venue de venir à nous. Prévenant mes compagnons du danger, nous courrons et nous dispersons loin de la trappe, qui ne tarde pas à éclater comme l'écurie qui l'entourait, révélant une masse immonde pseudo-humanoïde, la concrétisation de toutes ces expériences morbides à n'en point douter. Le monstre doit faire dans les trois ou quatre mètres de haut, tout de chair purulente et brûlante à cause de l'huile heurtée au passage, et surmonté d'une toute petite tête: celle de son impie créateur, qui s'est en fait simplement transféré en lui...

Yukio semble avoir pris une autre route et ne pas s'être dirigée vers la sortie du cimetière comme nous autres, mais elle a du voir aussi avec quelle facilité l'entité a balayé la couche de chair racornie par les flammes, avant de hurler dessus à plusieurs voix plus ou moins humaines et bestiales, mêlant la douleur au ricanements d'outre-tombe. Le monstre nous aperçoit, et court droit sur nous. Je tente de le ralentir avec mes mots les plus lourds, mais rien n'y fait. La salve de pics de glace qui passe à côté de moi n'a pas plus d'effet, se faisant absorber par la masse gluante comme si de rien n'était.

Dans un dernier bafouillement, et avant qu'il ne soit trop tard, je monte en catastrophe sur le cheval qu'avait sauvé Siléna en plus de celui sur lequel elle-même saute avec une relative aisance. Nous galopons à toute vitesse vers la ville, mais peu après avoir quitté l'enceinte du cimetière nous tombons nez-à-nez avec une armée; des centaines de corps rafistolés qui se tiennent debout, bien en rang. Les chevaux ne supportent pas vraiment cette vision, et partent chacun d'un côté. Malheureusement le mien quitte le chemin trop vite et choit, m'emportant avec lui, pour ne probablement plus jamais se relever. Siléna parvient à raisonner le sien et vient me chercher.

Alors que nous tentons de contourner par l'Est, les rangs des morts semblent s'incurver pour nous couper la route. Nous forçons néanmoins l'allure, ce qui reste hors de portée des cadavres animés, et parvenons à mener à bien notre manœuvre. Sur le chemin de la ville, nous sommes dépassés par Yukio et Djéos, qui fuient sans doute à leur tour les dangers du cimetière. Nous continuons pour notre part à éviter la ville pour arriver non loin du marché aux bestiaux et du château sans passer par les quartiers corrompus. Au premier, nous prenons une bête plus fraîche que la nôtre qui tombe de fatigue, en menant la transaction d'une manière pour le moins exotique, puis nous passons par un sellier sur le point de fermer pour la soirée en menant l'affaire de façon tout aussi expéditive et originale. L'urgence justifie sans doute les moyens, même quand on a des moyens.

Nous dirigeant vers le château, nous entendons puis voyons Yukio et les 25 gardes à capes rouges qui courent derrière. Apparemment l'aubergiste a fini par perdre en loyauté, c'est tragique. Nous prenons rapidement la tangente, suivis de 5 gardes que nous semons rapidement, à cheval contre des gens lourdement équipés et à pieds l'affaire était entendue dès le départ. Devant les portes du château, nous avertissons la soldatesque du danger, qui met elle-même de bien trop longues minutes à nous faire entrer et à quérir notre "ami" nain amateur de fenêtres, Mordak. Face à l'étrangeté de notre rapport sur une armée de morts et de mort aux portes sud-est de la ville, il fait appeler dame Ambrosia, la régente, qui nous accorde le bénéfice du doute et envoie des hommes vérifier la gravité de la situation. Jean, le Protecteur et maître des soldats à capes rouges -lui-même en porte une particulièrement ostentatoire-, ne tarde pas à débouler et à se mêler de l'affaire. Après quelques disputes sur la conduite à suivre, les deux autorités de la ville finissent par nous laisser. Nous convainquons alors Mordak qu'il nous faut quitter le château au plus vite pour rejoindre le cœur des évènements et gérer la crise comme nous le pouvons, et il nous ouvre donc un passage secret menant sous un pont, au centre-ouest de la cité.

Confiants en sa volonté de ne plus nous avoir dans les pattes à un moment supposé si tendu, nous empruntons donc le boyau. Faisant le point sur la situation, nous décidons de passer prudemment -Siléna en éclaireur, qui imite fort adéquatement la chouette pour les signaux de nuit- à la maison, au cas où l'alerte de ce couard et traître d'aubergiste nous vaille un comité d'accueil en rouge. Mais apparemment il n'en est rien, et nous pouvons rassembler quelques vivres en plus de nos affaires. Les affaires disparues de Yukio et le manque du stock de miel nous renseignent sur le fait que nous ne sommes pas les premiers à avoir eu ce réflexe, et Djéos voyage suffisamment léger pour qu'on ne s'inquiète pas trop de récupérer le peu qu'il aurait pu laisser.

Nous en sommes donc là, peu avant de décider de la suite de notre périple... sans doute des vérifications sont-elles à faire dans le quartier pauvre sur l'avancée de la corruption et des fossoyeurs, et vers le sud de la ville sur l'avancée des morts-vivants. Dans tous les cas, un trajet long à cheval sera le moment propice pour laisser ma Muse éclaircir notre vision des évènements récents.. et proches.

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Si vous espérez jouer une campagne avec moi comme meneur, une solution: m'éblouir par votre jeu... et SURTOUT votre zèle organisationnel.
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Mar 26 Juin - 8:42

Oui, donc faut que je vous raconte les choses que Monsieur Glenn il a pas pu voir à cause qu'il était pas là.
Dans l'écurie ça a été horrible. Moi je m'étais perchée sur une poutre au dessus d'une des entrées de l'écurie, et je passais le temps en jouant avec mes danseurs.
J'ai gravé dans le bois: "Je suis passée par là." hihi...

Yavait notre Djéos dans un box, toujours très nature, l'épée au clair prêt à bondir.
A l'autre bout, Madame Silena rendait hommage à une de ses divinités fouisseuses en se couvrant de paille et en priant pour qu'on la voit pas.

Bref, le train train quoi! Quand ya les 2 fossoyeurs qui sont arrivés.
Direct, ils sont allés à l'entrée du souterrain et ont enlevé les stèles. Quand ils ont soulevés la trappe, Djéos a surgit et d'une vigoureuse poussée de l'épaule il a percuté un des 2 types.
J'étais juste au dessus et j'ai tout vu. Ben le gars il a pas bougé d'un poil, et le Djéos il est reparti dans l'autre sens en se massant l'épaule.

Puis les 2 gars se sont retournés vers notre protecteur et ont discuté avec lui. Ils parlaient exactement avec les même phrases, au même moment. Les danseurs ont commencé à s'agiter. L'odeur pestidentielle se fit plus forte.
Djéos a obtenu qu'un des deux enlève son voile. Dessous yavait une cagoule en cuir avec les contours du visage grossièrement cousus.
Les fossoyeurs disaient: viens avec nous, viens jouer au jeu de la vie, viens, viens...

Et il a fait quoi Djéos ? Ben rien, il bougeait plus.On aurait dit un automate grippé.
Quand Djéos s'est avancé vers les 2 puants, son danseur a foutu le camps illico.

J'ai décidé de rentrer dans le danse. Je me suis préparée pour pas me casser la binette de la poutre, merci les Huits pas de l'araignée.
Puis j'ai balancé une pomme vers la tête de Djéos pour qu'il sorte de sa litargie. Bon, je l'ai raté et n'ai touché que sa poitrine. Ca a rien fait d'autre que d'attirer l'attention sur moi.

Les 2 gars ont aussi tenté de m'influencer, mais euh ... comment dire... Yen a plus dans la tête d'une farfadine que d'un humain quoi!
Pas envie de jouer au jeu de la vie moi!

Avec l'aide, d'Isteji, j'ai arrosé copieusement le cagoulé avec mes épingles. Il est tombé raide par terre en suintant un liquide noirâtre horriblement...euh...horrible.

L'autre gars commençait à grimper au mur dans ma direction en enfonçant ses poings dans le bois.

Madame Silena elle a fait une apparition en lançant ses dagues mais c'est Djéos qui les a interceptés. La méduse, pour éviter une confrontation avec un ami, a préféré sortir précipitament de l'écurie pour voir s'il n'y avait pas des chevaux de libre.

J'en étais arrivée à me dire que fallait que je fasse tout le boulot toute seule, quand le Djéos, les narines dilatées par l'odeur de mort vraiment horrible ; je l'ai déjà dit, mais ouais, j'vois pas d'autre mot;
Donc, le Djéos il a repris du poil de la bête et paf, il a tranché en deux le fossoyeurs accroché au mur.
Là, le liquide noiratre a carrément jailli partout et j'ai du me boucher le nez avec mon foulard imbibé de miel.

Djèos a filé récupérer son Danseur en pensant certainement qu'il doit bien avoir une utilité quelconque.

Madame Silena et moi on a poussé les cadavres dans le trou et nettoyé avec la paille les résidus noiratres et puants. Puis on s'est remis en poste.
J'en ai profité pour me fabriquer des bouchons d'oreille avec de la mie de pain.

On a pas attendu longtemps. Le gros truc décrit par Glenn a surgit pas loin après. J'ai mis mes bouchons et ai déguerpi de l'écurie avant qu'elle s'écroule.

On est resté avec Djéos pour affronter le truc. L'un et l'autre avons demandé à nos danseur de nous fabriquer des montures, histoire de pas avoir l'air trop bête en cas de fuite.
... et on a pas eu l'air trop bête.

La bestiole m(a envoyé une partie d'elle même, un truc gluant et noir dont la forme s'adaptait pour venir m'embêter. Heureusement que j'étais sur le mur d'enceinte du cimetière et que mes pieds accrochaient encore à la pierre. J'ai pu l'esquiver.

Au final, Djéo a filé vers le nord, en direction des ruines et des gargouilles.
Personnellement, je suis partie vers la ville, j'ai évité l'armée de Zombie et suis allée à la place centrale. Yavait des gardes du Duc et j'ai donné l'alarme comme quoi yavait une armée aux portes de la ville.
Je sais pas ce qu'il leur manque au niveau de la tête. Zont du concentrer la population déficience d'Urguemand ici. Quoi qu'il en soit, les gardes ont tenté de m'arréter. J'ai du fuir.

Plus loin j'ai croisé ceux à capes rouge. Chouette ! Ils seront mieux équipés cerveau si ça se trouve. Ben non. En plus il y avait l'aubergiste avec eux qui hurlait: C'est elle, c'est elle !
Re fuite. Faudrait pas que ça devienne une habitude quand même.

Je suis repartie dans l'autre sens en prenant soin de jamais les distancer.
Finalement j'ai conduit une dizaine de gardes là ou il y avait l'armée de morts, mais plus rien. Eux aussi, ils avaient filé vers le nord.

J'ai décidé de rentrer d'autant que ma monture n'allait pas tarder à disparaitre. Je suis passée au manoir ou j'ai récupéré mes affaires et les pots de miel restants dans la cuisine.
Je suis partie me cacher pour la nuit. Suis cuite là. Plus d'énergie.
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Yazh
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Mar 26 Juin - 15:23

Séance cinquième: Les Morts qui Marchent, vu par Djéos AMELLAN

Alors que nous décidions que Glenn aurait la charge de nous ramener de l'huile pour incendier cette infâme cloaque putréfié, Yukio, Silenna et moi-même sommes restés surveiller la grange au cas où des encapuchonnés décideraient de passer. Nous avions vu juste, 2 encapuchonnés arrivèrent là où nous avions laissé la trappe.

Un des deux l'ouvrit et je décidais au même moment de l'enfoncer d'un grand coup d'épaule afin de le prendre au piège dans son propre domaine. Lors du violent impact avec l'homme, quelle ne fut pas ma surprise de me heurter à un corps si dur et si figé. A peine a t-il vacillé que je m'en écartais, stupéfaits de sa résistance.

Ce dont je me souviens c'est que ce même homme me demanda d'une voix caverneuse de venir jouer avec lui, et que je me battait pour ne pas céder à cette voix qui paralysait toute volonté de m'en sortir.

Bien sur j'aurai pu continuer à lutter mais Twins mon danseur souffrait le martyre... et je ne puis me résoudre de le faire souffrir d'avantage. J'ai donc cessé de lutter en libérant Twins préférant me voir damné à jamais que de le voir souffrir. Je senti à sa fuite que son esprit s’apaisait j'en étais presque heureux, à moins que cela ne soit l'effet hypnotique des ces deux sbires. Je le sentais, mon esprit embué lâchait peu à peu prise.

Jusqu'au moment où l'un des deux sbires s'écroula sous les assauts magiques de Yukio, enfin décidé à m'aider. L'emprise qu'ils exerçaient sur moi avait nettement diminué... je profitais de cette instant pour débiter le second d'un coup tranchant, si tranchant que l'entaille le coupa nette au niveau des hanches. La beauté de la gerbe de tripaille valait son pesant d'odeur putride, tellement furieux je n'y prêtait à peine attention.

Tout danger écarté je partis à la recherche de Twins. Il n'avait visiblement pas le coeur à me quitter. Caché derrière une pierre, il couru dans mes mains pour y danser. Je restais avec lui le temps de le retrouver enfin.

Des secousses soulevant la grange et révulsant la terre réussi à interrompre ma communion avec Twins. Un géant de 4 mètres fait de chaires entassées et suppurant sortit de terre. Une bestiole à l'aspect humanoïde sortant des enfers se dirigea vers nous à grande enjambés.

Silenna et Glenn quittèrent les lieux à cheval. la chevauchée était très burlesque dans le contexte, des chevaux furieux fuyant une horreur, Glenn et Silenna s’agrippant à tout ce qu'ils pouvaient pour fuir dignement. Malgré cela la réalité me rattrapa.

Tentant de distraire ce monstre avec Yukio enfin déterminée, Twins se concentrait pour m'invoquer une monture. Une fois à dos de cheval je partis tentant d'attirer le monstre à moi. Sortant du cimeterre, une armée de zombie encerclait le cimetière.

Yukio contournant l'armée pour s'engouffrer en ville, je ne voyais plus ni Glenn ni Selenna sans doute aussi en ville pour préparer les défenses de celle-ci et former une armée.

Dans un éclair de lucidité ou de pur folie, je décidais de partir seul pour amorcer l'attaque de cette masse difforme et de ses suivants, pour cela je traçais la route au triple galop afin de rallier à ma cause les gargouilles visiblement mieux équipées que nous pour cette situation.

De toute façon elles risquent d'une manière ou d'une autre d'être victime de dommages collatéraux dans le conflit qui se profil, j’espère qu'elles s'allieront donc à moi afin de préserver leur havre de paix a.k.a. leur ruine.

Je crois d'ailleurs les apercevoir...

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Mer 27 Juin - 8:58

Séance sixième: Ma dernière bataille ?, vu par Djéos AMELLAN

Faisant face à l'entrée des ruines, jalousement protégées par les gargouilles, je fis un pas en avant et me suis élancé dans un discours qui ne me ressemblait guère. Mais il fallait bien jouer de rondeurs et de formes pour m'attirer les faveurs de ces colosses de pierre.

Si bien qu'une statue proche de moi et me fit signe de la suivre, dans un mouvement d'une fluidité étonnante pour des pierres. après plusieurs croisements, je fus nez-à-nez à la tour de lierre visiblement "impénétrable", par expérience et tentatives ratées d'intrusion. La gargouille d'un hochement de tête écarta cette végétation beaucoup plus dense qu'il n'y paraissait.

Je pénétrais la tour, précédent la gargouille et me félicitais d'avoir gardé la lanterne, sans elle je n'aurais pas vu cet arbre trônant au milieu de la pièce. Arbre majestueux, entres autres fort et robuste. Ses racines s’entremêlaient avec les pavés de la tour donnant lieu à de formables serpentins végétaux. Ses branches, elles, avaient l'air de pousser au maximum le plafond se répandant comme un saule pleureur sur toute la surface de la pièce.

L'entité me fit comprendre très clairement, non pas par des sons, mais par des impressions, que les gargouilles resteront défendre et que lui(elle)-même me remerciait pour ma dévotion et l'aide que j'apporterai.

La nuit arrivant je décidais de dormir. Réveillé tôt par habitude, je pu constater que l'armée de zombies était aux portes des ruines, cependant ils étaient figés, comme si ils attendaient l'arrivée de quelqu'un ou quelque chose avant de lancer les hostilités. Un peu plus de deux heures plus tard ils chargèrent tous (~500 zombies, 12 fossoyeurs et un géant de chaire et de pus).

Ils étaient vraiment en surnombre face à la petite centaine de gargouilles mais celles-ci jouaient sur leur terrain et avaient l'avantage du goulot d'étranglement que formait les ruines. Sans cette aide naturelle........

La horde de zombies profitait de leur surnombre (1 gargouille pour 5 zombies) pour entraver les gargouilles dans leurs mouvements en immobilisant leurs membres. Tout cela pour laisser 1 à 2 fossoyeurs graver des symboles obligeant les gargouilles à ne plus réagir au combat.

M'avançant jusqu’à la ligne de front pour atteindre le Géant, je vis Glenn, Yukio et Ssilenna accompagnés d'une vingtaine d’arbalétriers enfin arrivés sur le champs de bataille. Trop absorbé par les lignes ennemies, je m'aperçu qu'après une ou deux "risquettes" sur le champs de bataille ils partirent escalader les tours pour un meilleur panorama.

Après plusieurs tentatives de tailles dans la cheville du géant, je me suis résolu à aborder le problème d'une autre manière: mes coups aussi fort soient-ils ne le déstabilisaient pas. Apres une sortie périlleuse des rangs ennemis, je vis Yukio lancer un sort qui a eu pour effet de rendre le géant totalement aveugle.

Aveugle, le géant se mit à battre des poings furieusement envoyant valser aussi bien zombies que gargouilles. Je profitais de son instant de faiblesse temporaire pour élaborer un plan risqué. Je décidais donc d'envoyer un projectile magique sur le géant infernal avec comme guise de projectile: moi. Espérant ainsi que l'impact serait suffisant pour au mieux le faire s'écrouler au sol.

Je pris le temps nécessaire pour rentrer en harmonie complète avec Twins qui m'enveloppa d'étincelle. Une intense chaleur parcourut mon corps, je me vis peu à peu disparaître et être projeté dans une gerbe d'énergie grondante et phénoménale en direction du géant.

De ce que je peux me souvenir est de l'avoir transpercé en le vaporisant, lui, et une centaine de ses suivants.

Je ressens maintenant une sérieuse impression de vide. Mon corps n'a pas tenue le choc. Le sort n'était peut être pas aussi bien préparé que ça à moins que la constitution humaine ne soit tout simplement pas adaptée à ce genre de procédé. Je ne le saurai jamais car je me sens peu à peu m'éteindre pour mourir..... sans même..... profiter.... un tout petit peu........ de............. la.......................... victoire.

(END)

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Jeu 28 Juin - 14:26

Sixième séance: plus les jours passent, plus ils sont pareils

Hier était vraiment une journée pas glop mais aujourd'hui semblait être mieux.
Enfin, ça c'était avant le drame bien évidemment...

Donc, je m'étais réfugiée dans le grenier du manoir pour y dormir tranquille.
Dans ce merveilleux état d'avant le sommeil, je riais bien de ce que Madame Ssilena et Monsieur Glenn étaient en dessous, ignorants de ma présence.

Alors est arrivé le farfadet qui s'appelle Harlequin. Il a frappé à la porte en demandant audience et a même mentionné mon nom.
Bon, déjà ça, ça m'a bien réveillée. Mais en plus il s'annonçait comme un cavalier de l'Echiquier.
Vue que j'avais demandé l'aide du Roi, je ne pouvais pas me soustraire à une entrevue.
En plus Harlequin hurla des ordres à ses hommes pour me chercher. Ils surveillaient le manoir et savaient que j'étais là.

Et flute! Finie la nuit tranquille dans mon grenier douillet.

Lorsque le spadassin farfadet, tout de noir vêtu, passa la trappe du grenier, il se retrouva face à une Farfadine à moitier habillée et une Aiguille sous la gorge.
Il compris que rien qu'à cause du premier point, il devait se montrer concilliant:
- T'es qui ? que je demandais
- Je suis aux ordre du Cavalier de l'Echiquier pour vous chercher.
- D'accord, je finie de m'habiller et j'arrive! Descends le prévenir.

Le farfadet ne se fit pas prier. Enfin un homme de main avec un cerveau ! Enfin, un Farfadet de main. Finalement tout est dans le nom.

Bref je fis la jonction avec le dénommé Harlequin.
Il confirma avoir reçu la lettre codée que j'avais envoyée à toutes les autorités de la ville. Il emmit un doute quant à savoir si elle avait été décodée par les humains.
Quoi qu'il en soit, le Roi était fort inquiet et fort touché par la disparition des gens des bas-fonds.
Et comme il semblait qu'on en savait plus que les autres, ou qu'on en était la source, il revenait vers nous.

On s'expliqua. Déjà c'est pas nous la source.

Au final, c'est Madame Ssilena et Monsieur Glenn qui iraient dormir pendant que j'accompagnerai Harlequin chez Ambrosia la Régente pour lever une armée.
Quand je vous dis Journée de M...., je mens pas!

On est passé par un raccourci pour arriver au palais. J'ai tenté de retenir le chemin, mais pas évident, d'autant que j'ai pas la mémoire de Glenn.
Harlequin obtint un entretien immédiat avec la Naine Duccale. L'échiquier a un certain pouvoir ici.

La Dame était déjà plus ou moins au courant de la situation mais ne pouvait pas agir car automatiquement contrée par le Protecteur.
Je suggérais de convaincre le Duc de lever une armée pour aller combattre du Zombie aux ruines.
Le Protecteur devant obéissance au Duc, il ne pourrait contrer la demande.

D'un autre coté, l'obtins du Cavalier de me mettre à disposition une petite troupe pour aller fouiller le cimetière, et notament ce qu'il y avait derrière la porte capitonnée.
Rendez-vous au lever du jour.

Fière de mes idées, je demandais alors de pouvoir me reposer un peu avant la dure journée qui m'attendait. Et j'eus droit à un endroit pour moi.
Victoire ! Fin de la journée pourrie.

Le lendemain, montés sur des chevaux, on fit la jonction avec Madame Ssilena et Monsieur Glenn au cimetière.
Yavait aussi une petite troupe de farfadets armés d'arbalètes mais surtout de pelles, de lanternes et de cordes.

On dégagea un passage dans les décombres de l'écuries et on découvrit le souterrain.
Chose étonnante, ce dernier semblait avoir adapté sa taille à celle du géant immonde. Rien de cassé à l'intérieur, mais les murs étaient justes plus hauts.

Derrière la porte, une salle toute simple avec un renfoncement grand comme la Chose, avec des bouts de trucs morts partout.
Puis Madame Ssilena trouva un petit conduit vers ce qu'on pourrait appeller un appartement. Dedans pas grand chose. Des vêtements masculins humains et de quoi vivre et écrire.
La Méduse récupéra quelques menus objets qu'elle entassa dans une taie d'oreiller afin que Monsieur Glenn puisse dire quelques phrases dessus et qu'il ne se passe rien.
Zont de ces traditions les grandes gens ...

J'ai ordonné aux farfadets de détruire l'endroit et on est parti vers le Nord et les Ruines.
Voui... on a fait un léger détour par la ville pour que je m'achète une boite d'épingles à cheveux et un petit déjeuner. Ben quoi ?!

Au nord, on croisa Harlequin et 20 arbalétriers qui revenaient des ruines. Il confirma que l'armée de morts attendait quelque chose.
Je l'envoyais presser un peu les humains et il confia ces 20 Farfadets à mon commandement. Fière la Yukio !

Arrivé sur place, la bataille avait déjà commencé.
Rapidement on se fit une idée et, sur les conseils avisés de Madame Ssilena, je conduisis mes gens en haut de la tour qu'on avait repéré la première fois avec la Méduse.
Pendant ce temps, Monsieur Glenn et elle faisaient la fameuse manoeuvre de la forêt de Machecoul, un contournement quoi !

Du haut de mon poste d'observation, je vis la tactique des morts-vivants: Immobiliser les gargouilles le temps que 2 fossoyeurs viennent faire un truc et qu'après elle bouge plus.
J'ordonnais donc aux arbaletriers de se focaliser sur la douzaine de fossoyeurs.

De mon coté, je m'attaquais au grand Golem de Chair Purulante en première ligne.
Je montrais à Henetep comment faire une danse afin de rendre aveugle la créature.
Hélas notre premiere tentative échoua devant la détermination adverse.
Alors que Henetep ralait parce que, effet de bord obscurantiste, il était lui même aveuglé, j'utilisais Isteji et une épingle à cheveux pour attaquer un fossoyeur
Il encaissa.

Mes actions étaient assez lentes et je voyais au loin Djéos épée Ogre au poing, s'attaquer au Géant Mort.
Monsieur Glenn et Madame Ssilena euh ... je sais pas... ils cartographiaient la ville je crois.
Ah si, Madame Ssilena elle semblait peindre des tuiles en blancs. On rigole pas avec les gouts et les couleurs chez les adeptes des serpents hein !

Hentep remis de son affliction, nouvelle tentative de cécité de ma part. J'y mis toute mes tripes et ... réussis!
Le grand moche se figea un instant et se mit à gesticuler dans tous les sens dégommants indifferement Zombies et gargouilles.

Sauf que, pas bêtes, les gargouilles se mirent à l'écart et finalement le Grand faucha ses propres troupes.

De joie, j'achevais mon fossoyeur avec une autre épingle et l'aide précieuse d'Isteji tout en félicitant Henetep, toujours pestant, de son action glorieuse.

Restait plus qu'à attendre.

La journée semblait bien débuter quand le Danseur de Djéos l'envoya atomiser le Grand Aveugle.
On se prit un flot de caca ; heureusement qu'on était en haut de la tour ; et l'armée des morts fut livrée à elle même et décimée.

Mais à quelle prix ! Plus aucun trace de Djéos et pire: pas de nouvelle de son Danseur, aussi mauvais soit-il!

Pff, les journées se suivent et se ressemblent dans ce bled.[u]
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Sam 15 Sep - 17:34

Septième séance, vue par un génie.

Peur et douleur. Un cri me réveille. La haine. Puis plus rien. Des sentiments diffus. Surprise, crainte, soulagement, joie. Ce sont eux ! Ils ont vaincus. Ils arrivent.

Peur et douleur. L'un d'eux a perdu son enveloppe dans la bataille. Il a besoin de s'ancrer. Sa flamme a besoin d'amarres solides. Elle en trouve où elle peut.
Incompréhension et doute. Est-il le même ?
Nul ne le sait.

Peur et douleur. La pierre me hurle sa souffrance. L'ennemie répandue s'approche. S'infiltre. Dénature. Corrompt.
Dépêchez vous.

Ils arrivent. Mon protecteur sent l'influence maléfique le toucher. Peur et douleur. Il résiste.
Ils entrent. Ils approchent. La pierre me les décrit. Ils sont tels que je les avais rêvé. Bruts, fissurés.
Parfaits.

Ils sont là. Je me révèle. Leur parle. Leur explique l'urgence. Leur explique le besoin de discrétion. Ils acceptent de transporter mon essence.

Je me scinde.
A Glenn le sage, Glenn le repentant, je transmet mon âme.
A Djein le courageux, Djein le changé, je transmet mon corps.
A Yukio la joyeuse, Yukio la létale, je transmet mon esprit.
A Ssilena la volontaire, Ssilena la multiple, je transmet ma personnalité, lien des trois aspect.

Peur et douleur. Mon gardien est a bout de force. Il faut partir !
Hébété par sa lutte contre l'ennemie, il hésite. Fini par écouter la raison.
Nous sommes libres. Il est temps de fuir.

La route est longue. Semée d'embuches.

Peur et douleur attendent.
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 24 Sep - 15:33

Huitième et Neuvième séances, vues par dame Ssilena.

Course dans la neige :

Comme je ne sais quand je pourrai à nouveau vous donner de nos nouvelles étant donnés
les difficultés croissantes, je vous relate rapidement la nuit dernière.
Yukio était de garde quand un cri nous réveilla juste à temps pour apercevoir une créature d’allure humaine tomber de l’arbre en
chantonnant, dansant et riant… En voyant son aspect et surtout la croix barrant son visage un signal
d’alarme résonna dans ma tête et aussitôt je prévenais les autres de l’urgence dans lequel nous
étions de nous enfuir, mais vu leur manque évident d’enthousiasme je préparai mon sac prête à
tout pour accomplir ma mission. Mon empressement et mes quelques mots à Yukio firent leur effet
et nous étions enfin à cheval quand une trentaine de ces créatures sales mais néanmoins riantes
rejoignirent leur compère.
S’en suivit une chevauchée pour les distancer mais ils finirent par nous arrêter par une corde
tendue qui fit chuter nos chevaux les uns à la suite des autres, excepté celui de Glenn qui contourna
le piège.
Nous nous retrouvions donc nez à nez avec ces étranges bêtes. Celui que nous avions vu en
premier continuait à rire et à se moquer de nous tandis que les autres se jetaient sur les cadavres (ou
presque cadavres) des chevaux à terre et commençaient à s’en… nourrir. Mais quand l’un deux se mit
en tête de parler avec une tête de cheval en guise de marionnette le signal du départ retentit et nous
reprirent la course à deux sur chaque cheval (l’un étant une création de Yukio).

Au moment où nous pensions enfin pouvoir continuer à une allure plus tranquille
deux démons ambrés nous ont barré le passage, ont fait disparaitre la monture de Yukio puis nous ont
paisiblement annoncé qu’ils voulaient ce que vous savez. Bien entendu il en était hors de question
et sachant la faible utilité de mes dagues contre ces créatures je décidais de sauver à tout prix ce que
j’avais juré de protéger. Apparemment nous n’avons pas tous le même sens du sacrifice car Yukio
et Djeos commencèrent à se battre avec les deux invoqués, heureusement Djéos eut la présence
d’esprit de me jeter son présent que je me hâtais de cacher pour le protéger au mieux.
Ils nous rejoignirent quelques instants plus tard disant qu’ils avaient tués les démons… belle
utilité ! Au moins ces deux-là n’étaient pas très malins et on aurait pu les reconnaitre si ils avaient à
nouveau tenté de nous voler, maintenant il va falloir redoubler de prudence et s’attendre à voir
les nouveaux servants de celui qui les avait invoqué.
J’espère pouvoir vous écrire très bientôt, le pays me manque et par notre correspondance je
vois un peu notre chère patrie et je sais que vos prières m’accompagnent. Il ne nous reste plus qu’à
être toujours plus prudent dans notre route.

Je vous salue donc Mère et vous confie à la bienveillance de la Dame.
Votre dévouée Ssilena.

Je profite de ne pas vous avoir encore envoyé la présente pour vous relater également la journée d'hier. Cela
va me permettre d’ordonner mes idées mais il faut d’abord que vous sachiez que
tout ce que j’ai fait et ferai sera pour le bien de ma mission.

Après notre folle chevauchée nocturne, une auberge providentielle s’éleva sur notre chemin,
nous n’hésitions pas une seconde et pénétrèrent soulagés, mes compagnons rentrèrent pendant que
je m’occupais du cheval. Glenn m’appela enfin et l’aubergiste nous désigna nos chambres. Chacun
pénétra dans ses quartiers et la journée se passa chacun vaquant à ses occupations diverses jusqu’à
ce que l’impatience me gagne et que j’impose le départ pour le lendemain (décidemment Mère j’ai
l’impression que l’urgence de la situation n’atteint que moi).
Comme prévu, le lendemain nous partîmes donc d’aussi bonne heure que possible et
nous cheminèrent tranquillement, je commençais même à me détendre et à éloigner mes mains des
dagues quand la caravane tant vouée aux gémonies par Glenn se montra.
En nous rapprochant il s’avéra qu’elle avait l’air vide d’habitant et que celle qu’on pouvait apercevoir plus loin n’avait pas
l’air plus habitée. Yukio et moi y pénétrèrent pendant que les garçons surveillaient… le cheval je
suppose. Le désordre était suffisant pour supposer que les habitants n’en étaient pas partis de leur
plein gré : des chaises renversées, le contenu des armoires déversé sur le sol, les reliefs d’un repas
piétinés… Malgré cette évidence Glenn tint à interroger une casserole sur ses souvenirs, pendant sa
déclamation nous avons préféré avec Yukio visiter la deuxième caravane puisque les traces partant
de la caravane semblaient s’y diriger. Il y régnait le même désordre qui ne nous en apprit pas plus
mais des cris et des pleurs nous parvenaient. Nous fîmes donc signe aux garçons que nous allions
nous approcher pour essayer d’en apprendre plus. Avec le pas aussi léger que la neige qui tombe
nous nous approchèrent puis nous nous cachèrent derrière une troisième caravane au ravissant
paillasson cadavérique et ensanglanté. De notre position nous pouvions observer un semblant de
clairière où toute une troupe d’itinérants étaient spectateurs, sous bonne garde, de deux d’entre eux
servant de repas à certains de nos amis marionnettistes et rieurs.
Nous n’hésitèrent pas et décidèrent d’essayer de sauver ces gens, Yukio trouva en la
caravane un endroit approprié pour jouer avec ses danseurs pendant que sortant mes pinceaux je
repérais ma cible, alors que la surprise était notre meilleure arme Djeos arriva avec sa délicatesse
habituelle et se sentit obligé d’observer de très près le cadavre devant la caravane. Bien entendu
son raffut attira les croisés qui se lancèrent comme un seul homme sur nous, l’un deux fut vite
arrêté par une stalactite dans la jambe, une deuxième atteint la poitrine de celui qui s’approchait
de moi et à partir de ce moment mes dagues, l’épée de Djéos, les mots de Glenn et les danseurs de
Yukio firent leur travail et nos ennemis tombèrent l’un après l’autre, ce qui n’effrayait pourtant pas
ceux qui continuaient à garder les itinérants, au contraire ils en profitaient pour se moquer de leurs
compagnons.
Enfin nous vinrent à bout de ceux qui étaient sur nous, ceux qui faisaient bélier sur la porte
de la caravane où était Yukio se ‘‘lassèrent’’ aussi et nous pouvions reprendre notre souffle quand un
Carmin et cinq Azurins se posèrent et là… les choses ont commencées à vraiment se gater…
J’espère vous revoir ma Mère ou pouvoir vous envoyer de mes nouvelles.

Votre toujours dévouée Ssilena.
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Jeu 4 Oct - 19:31

Dixième séance: "Celui qui quitte votre parti pour aller dans un autre est un traître. Celui qui vient d'un autre parti pour rejoindre le vôtre est un converti." Georges Clemenceau


Ce Carmin et ses Azurins nous ont surpris dans notre bataille, Yukio couru dans les bois tandis moi et Vylenna et Glenn faisions face à cette puissance démesurée !!

Ssylenna la vendu, nous révéla son plan en s'affichant clairement du même coté que le Carmin, son but était visiblement de récupérer les 4 anneaux pour carapater au pays des fourbes méduses...

Yukio ramenée de force par un Azurin, nous voila (Glenn, Yukio et moi) contraint de voyager jusqu'en Abyme pour y délivrer les anneaux... sinon nous aurions pu tout aussi bien s'en débarrasser au Carmin... Mais il ne le voyait pas de cet oeil !!

Montagne, plaine et marais... les paysages s’enchaînent mais deviennent de moins en moins attrayant au fil des jours... au moins je pouvais m’entraîner à ne faire qu'un...




Onzième séance: "Elle préfère la traîtrise en mer." Philippe Lavil

Nous arrivons enfin à une station de pécheurs bordant la mer... une petite embarcation nous y attendait. Mais quel troupe 6 démons, 3 prisonnier et Judas. Arrivé au bâtiment qui nous mènera en Abyme, Yukio et Glenn décidèrent (à contre coeur pour Glenn visiblement) de lacher leurs anneaux respectifs par dessus bords... Glenn s'étant fait remarquer, le Carmin lança sa masse en direction de la petite embarcation.

Yukio et moi étions sur le bâtiment tandis que Glenn et le félon furent sauvé par le Carmin d'une noyade certaine. Yukio traversa le bateau en dépassant le Capitaine jorniste du bateau, pour allez s'enfermer dans les soutes du navire. Apres quelques secondes la portes céda sous les coups répétés des jeunes mousses !! Je rejoignis Yukio tombée sous les sabres de 3 marins... je me suis employé, enfin, tenté de le guérir... je me suis donc réveillé 2 heures après.

Je décidais de rencontrer le Capitaine Jorniste. Prenant des risques en lui expliquant ma situation, elle n'a fait que me conseiller d'aller en Abyme, là-bas je trouverai sans doute quelqu'un pour me conseiller, voir m'aider !!

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Dim 7 Oct - 18:52

Séance dixième et onzième, par Ssilena et Ssym :



- Non non non mais tu fais quoi ?! Arrête ! Tu vas te faire tuer non fais pas ça fais pas…

[…]

- C’était la seule solution tu le sais bien !
- Et maintenant tu comptes faire quoi princesse ? Le carmin t’a pas cru ça c’est clair et maintenant tes potes ben ils ont pas l’air très content
- Une chose à la fois je verrai bien et puis depuis le temps que tu veux les voir en vrai maintenant c’est fait ! Au moins les anneaux sont toujours réunis et je peux toujours veiller dessus
- Les anneaux, les anneaux, les anneaux et TA VIE t’en fais quoi jveux bien tprotéger mais si tu fais pas d’efforts… Houlà et boum le gros ! Il est bête quand même il devait bien se douter que le Carmin aimait pas qu’on l’insulte
- C’est Djéos il ne déborde pas forcément de réflexions…
- Oui en effet ben en tout cas là ça a l’air de l’avoir calmé
- Au moins pour quelques temps … Maintenant tais-toi et laisse-moi réfléchir
- Tais-toi Tais toi tu sais dire que ça toujours tu me dis de me taire et jamais tu m’écoutes et si le carmin m’avait tué moi tu y songes à ça et puis en plus il aurait pu t’envoyer son épée l’autre gros et moi j’aurai dit quoi si il t’avait tué hein !
- Sym suffit maintenant va discuter avec le Carmin et essaie de voir ce qu’il en est et pourquoi il ne compte pas tuer les autres
- Grmblmrmblmlr

[…]

- Bon alors ?
- Il veut rien mdire et il mregarde de haut aussi j’en ai marre en plus j’ai mal aux yeux et puis pourquoi on est encore là on est pas arrivé à Abyme si on reste planté là à attendre
- Ils cherchent Yukio tu sais bien et ça nous arrange ça nous évitera de la chercher plus tard pour récupérer son anneau
- Oui ben ils la cherchent pas efficacement apparemment parce que ça fait au moins une heure qu’ils y sont et elle est toujours pas là je suis sure qu’ils la cherchent les yeux fermés et quand on cherche quelqu’un les yeux fermés ben c’est pas facile de le trouver
- Bon ça va, ça suffit ! Rentre ! Je pense qu’on t’a vu suffisamment pour me croire et t’as du pain et de la confiture au fond, au moins tant que tu manges tu m’épuises pas avec tes récriminations
- Récriminations toi-même ! Miam confiture confiture confiture lalalala

[…]

- Dis dis dis Princesse je peux monter ta tente et faire ton lit tu verras je vais mettre des feuilles et tout ça !
- Fais comme tu veux je n’ai pas la tête à ça
- Pfffff tu réfléchis encore hein ? Mais tu y peux rien je te dis ! He hé hé y a les autres là-bas ils piapiapiatent entre eux je suis sûr ils disent des vilaines choses sur toi et ils parlent de te tuer ils comprennent rien rien rien !
- Non je ne crois pas enfin peut être mais je ne pense pas qu’ils soient assez suicidaires pour le faire sous les yeux des démons. Apparemment les anneaux ne peuvent pas s’éloigner les uns des autres de plus de quelques mètres selon Yukio…C’est plutôt bon à savoir ça
- Mais on s’en fout pfffffff tu vas aller à Abyme et à Abyme on va pouvoir trouver quelqu’un et quand tu seras prête on ira en Abysses tu verras ce sera chouette chouette tout plein !
- Oui Sym on verra comment les choses évoluent
- Ca y est princesse j’ai fait ton lit il est tout joli tu seras bien !
- Merci monte la garde et sois sage

[…]

- Sym qu’as-tu fais encore ! Je t’avais demandé d’être sage
- Oui mais il te regardait vilainement et puis je m’ennuyais un peu cette nuit hihihi. Et toi tu as bien dormi ? tu veux manger quelque chose ? Que je range la tente ? Ils ont fait à manger je t’en apporte ? Il faut que tu manges sinon après tu vas être malade et ça c’est pas bien non non non !
- Non Sym merci range la tente je vais manger un reste de pain, pour peu qu’ils empoisonnent la nourriture…
- Ca y est a tout rangé Sym ! Et puis j’ai même mis une couverture sur la selle de ton cheval comme ça tu auras pas mal ! Je peux rentrer dans le sac maintenant ?

[…]

- Chouette chouette chouette vous allez marcher de nuit comme ça je pourrai rester avec toi tout plein tout le temps ! Il veut discuter avec moi le monsieur bizarre je peux dis ?
- Lequel ?
- Celui qui est ni trop gros ni trop petite
- Essaie de ne pas faire de gaffe et de le convaincre de ma bonne foi parce que je sens bien que Djeos est à deux doigts de me faire admirer son épée
- Mais moi je te protège ! Je te protègerai toujours toujours !

[…]

- Nul nul il m’a posé que des questions pas drôles ! Mais il veut pas te tuer pour l’instant il m’a dit !
- Oui ça ce n’est pas trop une surprise de sa part à vrai dire c’est plutôt les autres qui m’inquiètent
- Oui ben ça c’est normal parce qu’ils sont bêtes et qu’ils comprennent jamais rien et qu’ils voient pas que tu es gentille !
- En attendant on en n’a pas appris plus… Et essaie d’être discret si on marche de nuit ce n’est pas pour que tu voles et chantonnes partout, on va éviter d’attirer les foudres du Carmin

[…]

- Ca y est princesse je vois un bateau ! Tu vas pouvoir te reposer pendant la traversée et moi je continuerai à te protéger j’espère qu’ils seront gentils avec toi là-bas et puis au moins tu seras pas obligé de supportes la soupe à la grimace parce que là ça commence vraiment à être insupportable entre la petite qui parle à ses danseurs-berk et le vilain qui marmonne tout seul et s’en va dans sa tête remarque ça nous fais des vacances parce que sinon il arrête pas de te regarder comme si il voulait te tuer et même si moi je te protège ben il fait peur quand même
- Tu me fatigues Sym tu t’en rends compte des fois ?
- Blablablablabla ! Et il fait quoi ton copain sur l’échelle il admire le paysage ou quoi ?
- Apparemment il est malade ! Non mais il est complètement idiot celui-là ! Sym plonge s’il te plait et retrouve moi ces bagues !
- Pourquoi les bagues ?
- Si Glenn peut pas monter alors Yukio a du jeter la sienne aussi allez dépêche !
- Bloub bloub
- Non mais ils ne sont pas possibles !
- Qu’est-ce qu’il y a princesse ?
- Le carmin contrôle difficilement sa colère, on se demande pourquoi il ne s’entend pas mieux avec Djeos… Mais ne t’inquiète pas je me débrouille continue à chercher ! Et un azurin a plongé aussi trouve la avant lui !
- Ca va je fais cque jpeux hein !

[…]

- Ca y est Princesse ! Trouvé ! Eh ben dis donc drôlement fort moi ! Ahhhhhhhhh y a l’azurin là-bas !
- Cache-toi ! Ne le laisse pas avoir les anneaux
- Oui oui ça va je suis pas aussi idiot que tes copains ! Et toi ça spasse comment ?
- Ennuyeux… Glenn est attaché au mat, Yukio, Djéos et certains marins jouent à cache-cache et moi j’attends qu’on parte
- Moi j’aime bien jouer à cache-cache !
- Connaissant les deux larrons ça ne doit pas être très drôle comme partie et ça ne m’étonnerait pas que Djéos soit mauvais joueur et casse le bateau de colère…
- Oui ben fais attention à toi ! Parce que là je peux pas te protéger et je veux pas que tu meures
- Ne t’inquiète pas va, on nous conduit à notre cabine je vais pouvoir être tranquille un peu… Ah ben non on a une cabine commune
- Oh ils ont fini de jouer et même pas ils m’ont attendu ! Ils sont vraiment pas cool tes copains !
- Oui ben je n’étais pas si loin de la vérité… Yukio est couverte de sang et mal en point, les marins n’ont pas l’air au meilleur de leur forme et coïncidence Djéos n’est pas là… De là à y voir un lien… Je vais quand même essayer de voir si je peux aider Yukio
- Oui ben c’est pas la peine tu devrais pas elle va te tuer dès qu’elle sera debout !
- Tu vois vraiment tout en noir ! Et puis ça pourrait me permettre de regagner leur confiance ce qui m’arrangerait…
- Oui et moi tu t’en fous ! ……………… Eh oh! Princesse princeeeeeeeeeeeeeeeeeesse Oh Ssylena………. Pfff tu m’écoutes même pas
- Oui tu voulais quoi ? Et tu es où ? Tu as toujours les anneaux ?
- Y a que ça qui t’intéresse de toute façon ! Je suis caché voilà ! et je te dirai pas où na !
- Très bien… Moi je vais dormir

[…]

- Tiens Djéos qui revient… Apparemment il faisait la sieste, ce type est un concept à lui tout seul… Et en plus il veut voir le capitaine comme ça là tout de suite…
Sym ? Sym ? Symera ? T’es impossible ! Tu vas bien au moins ? Répond moi maintenant !
- Oui oh ça va hein !
- Tu es où grosse boule de poil idiote !
- Caché et j’ai toujours les anneaux ! Et toi faut que tu dormes !

[…]
- Pffffff il se passe quoi de ton coté parce que moi il se passe rien c’est nul je m’ennuie ! j’ai rien à faire !
- Je sais mais dans quelques jours on sera réuni tu verras. Quant à moi j’ai pu discuter avec Glenn je pense avoir semé un peu de doute dans son esprit… On verra ce que ça donne. Yukio s’est réveillée mais ce n’est toujours pas la grande forme
- M’en fous c’est bien fait pour elle ! Elle a fait quoi au fait ?
- Elle s’est battue avec des marins apparemment, mais tu veux savoir les nouvelles oui ou non ?
- Oui oui mais elle est quand même bête !
- Pas faux… Djéos a de grandes discussions avec la capitaine…
- Oui ben vu son intelligence ça doit pas voler très haut !
- C’est vrai qu’on a un peu de mal à y croire… Et la meilleure nouvelle pour la fin… On est invité à la table du capitaine
- N’y va pas n’y va pas n’y va pas c’est un piège ! Ils vont te tuer tous ! Ils vont se jeter sur toi…
- La solitude ne te réussit définitivement pas Sym…
[b]
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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Mar 6 Nov - 14:10

Saison 1 Chapitre dernier: Destination finale vu par Djein

Nous voici enfin arrivé en Abysse... un voyage long et morne au couleur de la ville... Malgré tout une incroyable vie anime cette ville souterraine. Principalement commerciale, Abysse abrite une véritable fourmilière, notre Jorniste et guide nous apprends que les étalages comportent principalement de l'encre d'invocation, qui comme son nom l'indique, sert à invoqué des démons. Cette encre est d'ailleurs constituée principalement de lichen précédemment vu lors de notre trajet dans les canaux.


Trêve de visite, Elysa la Jorniste nous pousse à nous rendre à notre point de rendez-vous pour à priori y confier nos anneaux. Je dit bien à priori, car déjà notre rendez-vous n'était rien d'autre que le Roi d'Abysse... un imposant minotaure qui aurait pu nous vaporiser rien qu'en nous regardant. Ne voulant pas non plus garder ces anneaux contenant le génie fée noire. Mais il nous dirigea vers un temple de moines aux Provinces Liturgiques qui eux sauront les garder en secret.

Une fois les anneaux confiés à ces moines plus que mystérieux et muets, nous nous sommes tous séparés notre mission enfin terminée !!


Quant à moi, je décidais de rester en Abyme et trouver le Cryptogramme de la ville pour passer mon diplôme et faire amende honorable de ma magie profane. Ma maîtrise de l'emprise conjuguée à la rapide complicité qui s'installa entre moi et Aérith me fut très profitable et je pu passer mon diplôme en un temps record. Cid Mai-Hier, directeur et doyen de l'académie jorniste d'Abyme, me pria un jour, de le rejoindre dans ses bureaux et me tint ces mots:

- "Bonjour Djéin, savez-vous pourquoi je vous invite ici dans mon bureau personnel ?
- Mmmh oui pour me féliciter ?
- Et vous, vous me prenez pour un imbécile ? Je vous parle de l'habitant que vous avez en vous !!
- Vous êtes bien le seul à vous en être aperçu... à part certain danseur me prenant pour l'un des leurs vous le saviez depuis longtemps!!
- D'après vous, jamais nous ne vous aurions laissé la vie sauve en temps que mage renégat, donc dés le début j'ai senti en vous Djéin quelque chose d'étrange j'ai mis un temps avant de pouvoir mettre le doigt dessus !!
- Pourriez-vous en savoir plus sur ma condition, je suis assez excité d'en savoir plus sur moi-même, depuis le jour de ma mort et de ma résurrection je suis en quête de pouvoir refaire ressortir les pouvoirs de Twin... qui me font défaut à l'heure actuel
- Minute jeune recrue... Ce ne sera pas si simple... cela sera peut être même très douloureux... mais je vous prends aujourd'hui comme mon élève et vous vous entraînerez auprès de moi... et je vous demanderai peut être de temps en temps d'être mon bras armé en dehors de ces murs mais bon nous en rediscuterons plus tard, aujourd'hui j'aimerais que vous vous allongiez, concentrez-vous sur vos battements de coeurs... ne fait pas attention à ma paume sur votre front...
-HAAAAaaaaarrggglll !!!!!!


Saison 2 Chapitre premier: Un retour aux sources vu par Djein
**6 mois plus tard - Cryptogramme Jorniste**

6 mois, Glenn aura tenu 6 mois avant de revenir me voir à l'académie. Les augures ont "encore" besoin de nous. Enfin visiblement pas de Yukio, peut-être qu'un destin plus grand l'attends ailleurs. Par contre Oh joie Oh bonheur Ssyléna est de la partie, les augures aurait pu l'oublier mais non, tragique coup du destin !! D'après Glenn, un quatrième acolyte doit impérativement joindre notre groupe et que son rôle sera aussi important que le notre.

D'accord, mais comment convaincre un homme, qui a été vu tenir un grand rôle dans une prophétie, de nous suivre ? Pour le moment Glenn s'est habilement entretenu avec Jinad, il accepte de nous conduire à destination contre monnaie sonnante et trébuchante. Une solution très temporaire qui peut nous revenir cher, mais qui fonctionne pour le moment.

Jinad est un riche marchand de parfum Keshite, tout du moins ses bagues me le font penser. Il est également l'heureux propriétaire d'une roulotte, d'un bel âne robuste et d'un faucon. Glenn nous ramena au monastère, là où nous avions laissé nos anneaux 6 mois auparavant. Sois disant que c'est ici que les troubles dans ses présages commencent. Moi ce que j'en dit c'est qu'ils ont pas mal changé nos moines... Autrefois tenu au silence total par leur dogme, aujourd'hui ils parlent entre eux et aux étrangers sans aucun problème. De plus ils se sont attelés à sculpter de manière industrielle: la cours et chaque couloir sont maintenant ornés de statues, des hommes, des animaux... Enfin moi et l'art, je laisse cela aux initiés, par contre la quantité est impressionnante !!

Sinon les moines nous ont invité à loger au monastère pour la nuits. Ce que nous acceptons volontiers puisque aucun fait étrange ne s'est produit depuis notre arrivé. Il aura fallu attendre le lendemain matin pour retrouver le corps exsangue du comptable du monastère, fait particulier, son sang est présent sur presque toute la surface de sa chambre. Il possède avec lui une fiole, visiblement un remède car le nom d'un docteur est écrit sur ladite fiole "Dr Dextrepouce". Jinad ne sait pas précisément quel était le contenu de la bouteille mais en tout cas et d’après lui elle contenait une sacrée dose de rhum.

Il possède également une valise, remplie elle aussi de sang. A l’intérieur nous avons trouvé principalement beaucoup de ses vêtements, mais aussi un bustier féminin plutôt coquin, ainsi qu'une lettre d'adieu très certainement écrite par notre inconnu. Cette lettre est écrite pour une femme, une personne qu'il a certainement aimé. Il y fait mention qu'il souhaite expressément mourir auprès des siens ...

Nous nous renseignons donc auprès des moines présent: qu'a-t'il voulu dire pas "les siens" ?? .... TO BE CONTINUED

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Dim 11 Nov - 16:35

Saison 2 - épisode 2, par la Silhouette Carmin.

Cela ne fait que quelques jours que je suis arrivée dans cette pauvre ville de Sométrène, je n'en peux déjà plus de cette ville. Rues crasseuses, habitants incultes, nourriture infecte. De plus, malgré mon efficacité habituelle, je ne découvre ici pas la moindre rumeur sur les événements qui m’intéressent. Toute la ville ne parle que de cette "Purpurine", une maladie qui ferait des ravages... Pas étonnant que ces idiots tombent malades à force de vivre dans la crasse.

Non, franchement la seule raison qui me fait rester ici un seul instant de plus c'est l'arrivée en ville ce matin d'un groupe de bougies. Elles sont quatre et se croient discrètes à enquêter sur la maladie comme si de rien n'était. Enfin vraiment, je ne suis pas née de la dernière pluie, et il faudrait qu'ils utilisent de bien meilleures lanternes pour cacher leurs lueurs...
Cela serait une coïncidence vraiment trop parfaite si ces quatre mini-phares n'étaient pas reliés au sujet de mes recherches... Je vais les suivre un moment.

Ils ont l'air intéressés par la maladie. Soit disant un ami à eux en serait mort. Bon débarras si vous voulez mon avis. Bref, ils vont d'abord questionner le nain Kriehggnir, qui semble convaincu que leur ami tuait des prostituées... Peu probable, ce nain est une vrai outre.
Cette information n'a semble-t-il pas non plus convaincu mon groupe de bougies. Elles s'installent dans une auberge miteuse, et continuent l'enquête. Deux d'entre elles partent à la recherche d'un certain Docteur Dextrepouce, certainement un charlatan de plus. Ils le trouvent très vite, même moi n'aurait pu faire mieux. Le rebouteux leur explique que la ville est mise en danger par une terrible épidémie, et qu'il faut la mettre en quarantaine. il leur fourni également une liste de personnes malades...

Pendant ce temps à l'auberge une de mes petites bougies est en train de déclamer un de ces poèmes dont ils ont le secret, il part ensuite explorer le bourg et se rend à l'hôtel de ville... Il y sera certainement reçu avec beaucoup d'amabilité par la bande de corbeau qui y officie.
La dernière petite bougie semble fort occupée pendant ce temps, mais même moi ne pouvant être partout à la fois, je décide de l'ignorer, je la suivrai ce soir.

Le soir donc, ma dernière jeune braise décide enfin de sortir de l'auberge... pour aller s'encanailler semble-t-il. Elle raconte à tout bout de champ une histoire a dormir debout au sujet d'une amie perdue... N'importe quoi. Même les habitants arriérés de cette ville ne pourront pas gober son histoire. Elle persiste néanmoins, jusqu'à se retrouver aux alentours de la halle de Boursefonte. Ah, tiens, d'ailleurs les autres futurs charbons y sont aussi, on dirait un vrai chandelier au milieu de la foule. C'est beau à vomir.

Ma cible de la soirée semble intéressée par une jeune catin, les autres font la queue pour voir le spectacle de monsieur Sycomore. Décidément, leur flamme à l'air de leur mettre le feu au cul à mes petites bougies...
Je les ai peut-être sûr-estimées, mais je suis prudente, je vais les surveiller encore un peu...

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 19 Nov - 12:01

Saison 2 - épisode 2, par la Silhouette Carmin.

Bon alors où sont-ils ? Ah ! Là ! Au milieu de la foule. Ils regardent le spectacle de Sycomore. Pas très intéressant ce spectacle d'ailleurs. Scènes grivoises sur scènes grivoises, même jouées par des ombres, c'est la marque d'un très mauvais auteur. Vraiment on peut faire beaucoup mieux au théâtre.

Ce qui est intéressant en revanche c'est le manège des gosses dans la foule. Je ne sais pas si tous ces tires-laines miniatures font parti de la représentation, mais je mettrais ma main à couper qu'ils font caisse commune avec le gérant.

Une fois le spectacle terminé tout le monde rentre chez soi. Ah, non ! Certains des ivrognes se retrouvent à l'étage pour continuer leur beuverie. Et mes petites bougies aussi ! La femme semble ne pas être très proche des trois autres... Je l'aurais bien imaginé suivre le gros au trait blanc lorsqu'il a décidé de rentrer tout seul, mais elle préfère visiblement la compagnie des ternes ivres. A ce sujet d'ailleurs, notre ami du sud à l'air d'avoir soif. Est-ce par contraste avec le désert ? Ou bien tente-t-il de noyer sa flamme dans l'alcool ? En tout cas il s'y attelle fort bien... Oh, mais il a visiblement décidé de jouer un petit tour à ses camarades, il fait semblant d'être ivre avec un amateurisme consommé... Quel mauvais acteur vraiment. Mais l'autre s'y laisse prendre. Un bien bel ahuri. La femme fini par rejoindre les deux hommes. Elle se laisse aussi prendre par la comédie d'ailleurs...

Enfin, ils décident de quitter la Halle. Tiens, un petit groupe de brutes semble en vouloir à leurs bourses. L'occasion de découvrir leurs capacités martiales ? Ha, non, le poète décrète la fuite après un étalage de sorcellerie temporelle qui fera surement très mauvais genre lorsque les autorités religieuses de la ville en seront averties... Je vais peut-être pouvoir m'amuser un peu.

En parlant de s'amuser il semble bien que les goûts de la femme se portent d'ailleurs plutôt sur l’exotique... Et les pratiques violentes ! ça secoue beaucoup dans cette roulotte !
Elle ressort néanmoins de là avec un air plus énervé que comblée. Mauvais point pour notre keshite.

Le lendemain, la belle semble toujours de méchante humeur. Elle décide de partir pour la Halle. Les autres vont à l'hôtel de ville pour tenter d'impliquer les autorités dans la gestion de la maladie. Ils ont dus être convaincants parce que moins d'une heure plus tard, des groupes de gardes sillonnent la ville pour emmener tous les malades en prison... ça ne va pas plaire à tout le monde, mais ce n'est pas vraiment mon problème...

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 19 Nov - 12:08

Saison 2 - épisode 2, Par Ssyléna.

Je vous écris plus tôt que prévu Mère et je m’excuse d’abuser de votre temps mais vous comprendrez après m’avoir lu à quel point il était important de le faire! Il sss’avère que le nouveau venu a tenté de m’agresssser, ne vous inquiétez pas tout va bien. Mais excusez-moi, je vais reprendre la journée du début même sssi je sssuis tellement ssstupéfaite que mon écriture doit manquer de sssa clarté habituelle.

La sssoirée avait débutée comme nous l’avions prévu: je sssuis allée dissscuter avec une des femmes de la rue qui m’a dirigé vers un certain Monsieur Sssycomore, qui sss’est avéré être le directeur d’une sssorte de ssspectacle journalier fort peu convenable, je vous en passsserai donc les détails. Après le ssspectacle il sss’est malheureusement éclipsssé ssans que je puisssse lui parler, j’ai néanmoins pu apprendre qu’il resssevait ssseux qui le désiraient le matin, je pris donc mon mal en passsience et désssidais de rejoindre mes compagnons (oui je ne sssais pas pourquoi je les ai rejoint, une erreur passagère croyez-moi ! Les événements sssuivants ne m’ont pas donné sssatisfaction sssi je puis dire) mais étant donné que Djein venait de partir je pensssais pouvoir avoir une sssaine discussion. Hélasss, ssse fut ma deuxième déssseption de la journée… En effet le parfumeur sss’étant mis en tête de gouter l’alcool local il me sssemblât sss’y vautrer ou en tout cas fort bien l’imiter.

Nous finîmes par reprendre le chemin de l’auberge qui se passssa plus ou moins sssans évènements notoires, hormis une attaque avortée de quelques vauriens de passssage, à cause de Glenn je n’ai pu résoudre le problème de manière plus continue (encore une déssseption, sssette ville me plait de moins en moins…).

Une fois à l’auberge, je déposais notre parfumeur enivré dans sa roulotte et là pour on ne sait quelle étrange raison, il ssse mit en tête de m’approcher pour je ne sssais que faire, mais vous connaissssez mes ssserpents ils n’ont pas hésité une seconde à me protéger. Ils ont réglé la chose de façon expéditive, comme vous vous en doutez. Je comptais profiter de ssset intervalle de temps pour en apprendre plus sur ssset étranger, mais à peine quelques minutes après avoir commensssé mes recherches et des essssais peu concluants de communicasssion avec ssse que je dois bien me résoudre à appeler ‘‘faucon’’, il ssse réveilla. Vous n’avez pas mal lu Mère, il sss’est réveillé… Je n’ai jamais vu sssa et vous comprenez bien qu’après sssela mon humeur sss’est nettement dégradée…

Après une nuit courte et agitée, mon humeur ne sss’était pas améliorée et malgré mes prières à la Dame elle restait conssstante. Je désssidais d’un réveil forsssé puisssque les hommes ne sssont désssidemment pas capable de ssse lever à une heure convenable. Apparemment sss’est aussssi le cas de la famille de l’aubergissste au vu du temps qu’il m’a fallu attendre pour un petit déjeuner et un bain. Ayant été sssertainement trop peu invessstie dans mes prières pour que la Dame en sssoit sssatisssfaite, je n’ai pu le prendre à cause de ssset animal de Djein.
Je me résolus donc, pour éviter tout nouveau désagrément ou contacts encore plus désagréables avec mes compagnons, d’avanssser un peu plusss dans sssette hissstoire fort brouillardeuse. Bien entendu et sssans sssurprise maintenant, j’ai encore échoué et Monsieur Sssycomore n’était pas levé. Le temps que ssse sssoit fait et qu’il sssoit prêt à dissscuter, toute une foule sss’était amassssée et avant même que le premier échange ne sssoit entamé, une troupe d’hommes en arme ont pénétré dans les Halles. Au vu de leurs intensssions: inssspecter chaque individus pour chercher une trassse quelconque de maladie, je me repliais prudemment.

Je sssais que vous me sssoutenez et que notre Pays compte sssur moi, mais sssette missssion frôle de plusss en plusss le désagréable ma Mère.
Avec tous mon ressspect.

Votre éternellement dévouée Sssylena.

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 19 Nov - 17:36

Saison 2 - épisode 2, par Jinad

Boursefonte. Les Halles accueillent une foule dense ce soir. Le Marmonneur, le Mercenaire et moi-même faisons la queue depuis un petit moment déjà, cependant mes compagnons d'aventure rechignent à s'approcher de la scène où va se dérouler le spectacle, et je décide d'être solidaire en restant à la périphérie en leur compagnie. C'est important dans un groupe, de rester disponible pour les autres.
Le spectacle lui-même - organisé par un certain Monsieur Sycomore au physique intriguant - témoigne d'une certaine originalité.
Je n'aurais jamais pensé que les ombres puissent servir à autre chose qu'à dissimuler, mais l'artiste a eu l'idée de faire son spectacle à l'aide d'ombres humanoïdes projetées sur un tissu tendu, et si je dois m'avouer profondément consterné par le sujet - ce que je préfère cacher aux locaux, au moins sa légèreté m'a-t-elle fait rire.
Les déplacements furtifs des enfants en rouge m'ont d'ailleurs presque autant amusé. Ils sont habiles, quoique peu discrets si j'ai pu les repérer malgré tous ces parasites.

Une fois le spectacle terminé, je décide d'aller sentir l'ambiance à l'étage. Un cercle d'hommes et de femmes s'est formé dans un coin, je m'en approche, accompagné du Marmonneur, pour découvrir qu'il s'agit d'une arène improvisée dans laquelle combattent des coqs. Les pauvres bêtes sont apeurées et surexcitées par tout ce monde, et ces barbares ont poussé le vice jusqu'à les armer d'ergots métalliques sans leur offrir de protection supplémentaire. Je m'attendais à autre chose, sans trop sa voir quoi, mais les voir blesser ainsi ces bêtes sans même les respecter... je sens la colère qui gronde. Je préfère m'éloigner et, pour me calmer, offrir ma tournée. Une idée me vient alors que j'enchaîne les pintes, je vais faire semblant d'être ivre. Ce sera sans doute amusant et me donnera peut-être l'occasion de tester les réactions de mes compagnons de route.
Ils ne me surprennent pas, sans non plus me décevoir. Tous deux sont assez réservés au final. Pas comme cette fameuse Marie-Tabouret (qui ne me reprend même pas sur ce surnom ridicule, aucun orgueil...) qui commence rapidement à trop s'exprimer. Je décide de partir, les autres sautent sur l'occasion pour s'éclipser eux aussi.

Lors du retour, l'Aigrie m'étonne. Elle me tient fermement le bras, ce que je n'apprécie guère mais rechigne à corriger puisque je devrais avouer avoir fait semblant d'être ivre (or c'est amusant !), et je n'arrive pas à savoir si c'est pour sa propre protection ou pour m'éviter des ennuis... dans tous les cas, je ne la sens pas, elle a quelque chose d'étrange. Elle s'isole beaucoup, ce que je comprendrais si elle ne le faisait pas de façon aussi... étrange.
Mes soupçons se confirment lorsque nous arrivons à ma roulotte. Elle semble chercher à y entrer, c'est ce que me dit son langage corporel. J'ai la bêtise de taquiner l'un de ses serpents, et la conséquence ne se fait pas attendre, l'ophidien me mord ! Arrrh ! Ils sont capables de ça ?! Mon doigt me brûle, mon bras se tend, puis mon corps se raidit et je me sens tomber en arrière comme une vulgaire branche... paralysé... pétrifié ! Cette sale acariâtre m'a empoisonné ! Mon corps ne me répond plus !
Et elle se permet de fouiller mes affaires en plus de ça !
Mais déjà je sens le venin refluer, je sens mon corps lutter contre l'envahisseur et s'arracher à cette immobilité terrifiante... j'entends, je vois, je sens l'Aigrie qui fouille ma roulotte, qui viole ma vie privée... et cette idiote cherche à faire parler mon faucon. Lamentable... tellement pitoyable...
Lorsque je me redresse, apparemment plus vite que ses précédentes victimes, je profite de sa surprise pour la mettre dehors. Contenir ma colère, bâillonner ma rage et ne pas la laisser exploser... je parviens à ne pas la frapper, à ne pas me laisser dominer par l'agressivité qui m'habite. J'ai besoin d'elle. J'ai besoin d'eux. Ils sont les premiers depuis si longtemps... je ferai avec. Je m'adapterai à leur groupe. Il le faut.
Ces pensées en tête, je m'endors difficilement après avoir calmé Sirfa...

Le lendemain matin, je me sens mieux. J'ai eu la nuit pour me calmer.
Après un petit-déjeuner très simple, nous nous séparons une fois encore de l'Aigrie pour rejoindre l'hôtel de ville où nous espérons être reçus par le sénéchal Fortunin. Le Mercenaire préfère ne pas nous accompagner, trop effrayé à l'idée de se séparer de son arme. Il ne comprend pas qu'il devra s'ajuster aux circonstances, lorsque nécessaire, et qu'il ne pourra pas toujours compter sur son arme.
En compagnie de Glenn, je rencontre donc le sénéchal. Je suis agréablement surpris qu'il se sente concerné par la situation, contrairement à ce que DextrePouce nous avait dit. Nous lui suggérons une mise en quarantaine des malades -il décide que cela se fera dans la prison, ainsi qu'un éventuel filtrage aux portes de la ville pour éviter que la maladie ne se propage.
Il nous apprend lors de l'entrevue que nous pourrons trouver chez le notaire les travaux de Missidentre ? Myrticendre ? Mytridentre ? Son nom m'échappe comme le parfum d'un songe au réveil.

Nous nous rendons donc, Djéin à nos côtés, chez le notaire. Ce dernier nous reçoit plutôt froidement mais nous fournit le document que nous sommes venus chercher.

Nous retournons à l'auberge et, réalisant que le document est en lithurge - une langue qu'aucun d'entre nous ne maîtrise, et ce malgré le répertoire de connaissance plus qu'impressionnant du Marmonneur, nous demandons de l'aide à un client que nous parvenons à convaincre de nous aider. C'est l'instant précis que choisissent des gardes pour entrer et faire une inspection très sommaire (d'une efficacité nulle et aussi déplorable que leur professionnalisme) des clients, nous y compris. Nous apprenons à cette occasion qu'ils ont ordre d'ausculter les habitants et qu'il est officiellement demandé aux malades de se rendre à la prison. Le discours me paraît... mal tourné, peu convaincant, pour ne pas dire qu'il sent le travail bâclé... quand je réalise soudainement, sans doute en même temps que mes compagnons, que si les gardes auscultent Ssyléna, nous allons au devant de gros problèmes...

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Dim 25 Nov - 8:31

Saison 2 - épisode 3, par Djéin

Le documents traduit, non sans mal par notre interlocuteur ne nous apprenait pas grand chose de réellement utile si ce n'est que la plupart des atteints de la purpurine sont des artisans ou commerçants, somme toute des gens du peuple. Une maladie qui toucherai donc les petites gens. Quel est donc l'endroit dans cette ville qui pourrait être vecteur commun à toute ces personnes modeste: Bourse Fonte. Là ou les familles modestes vont se défaire de quelques pièces d'or, aux rythmes des spectacles, de la bière et des combats de coqs.

Sur le chemin du grand hall, Djinad n'oubliai pas de me rappeler les basiques de l'art, et sans compter qu'il me doit une visite guidé de ses peintures. Encore une fois j'acquiesçais avec politesse pour masquer mon manque d'intérêt dans ce domaine.

Une discussion bruyante m'extirpa de la prose artistique, néanmoins inintéressante pour moi, de Djinad, Cela venait d'une auberge sur le chemin. Réveillé par ce joyeux capharnaüm, je me dirigeais vers les lieux... un peu d'action peut-être ??

Et la un homme, alcoolisé et entouré d'autres clients dans des états similaires, tient cette discussion qu'un démon au yeux et aux reflets bleus s'est installé en ville. Un Azurin peut être... Enfin si démon il y a, il ne doit pas être étranger aux troubles de cette ville. L'homme m'indiquait la rue ou le démon aurait été vue pour la dernière fois. Je suppliais Djinad d'y passer pour nous rendre à Bourse Fonte.

"Vous n'allez pas croire cette ivrogne quand même !!??" m'a t-il dit tout le chemin... malheureusement si je peux le croire. Même si j'ai appris que les démons ne sont pas tous fondamentalement mauvais, le fait qu'ils se rendent en surface cache une très bonne raison. D'autant plus dans une ville touché par une étrange maladie. N'ayant rien vue sur la route je décidais de garder l'oeil ouvert sur son éventuel présence tout au long de mon séjour.

Enfin arrivé à destination. Le hall est toujours bondé de flâneurs, de familles et d'ivres. Ayant perdu du temps sur le chemin, le spectacle allait très bientôt commencer. Nous nous sommes donc séparés pour inspecter d'éventuelles activités louches autours du spectacles pendant que les spectateurs ont leurs yeux vicieux rivés dessus. Je n'aurais pas fait tant de chichi si je n'étais pas dans les Provinces Liturgiques, mais faire appel à Aérith proche de cette foule n'était pas sensé. Je décidais donc de me cacher dans des commodités et la laisser opérer. Une fois sortie je me dirigeais librement vers les étages supérieures. Et la surprise: 1er étage rien, 2eme étage rien. Pas un garde, pas un marchand, même pas un seul voleur voulant profiter de la liesse du rez de chaussé. Et bien sur aucune autre entrée donnant sur les appartements de Sycomore. Bref, il n'y a pas âmes qui vivent et c'est étranges.

Je rejoins Djinad pour rentrer à l'auberge en lui disant que mes recherches furent infructueuses. D'après lui, il ne trouva guère mieux. Mais son air grave le trahissait.... il avait découvert quelque chose.

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 26 Nov - 15:54

Saison 2 - Épisode 3, par la Silhouette Carmin

Hihihi, on dirait bien que notre amie aux serpents risque d'avoir quelques soucis avec la garde. Elle viens tout juste de s'échapper in-extremis de la halle, surement pour éviter une fouille au corps. Je ne la savais pas si prude !

Tiens elle monte sur un toit... Elle semble vouloir jeter un œil sur ce qu'il se passe sur la place devant la Halle. Rien de bien intéressant selon moi, un attroupement de marchands attardés...

Bon, elle rentre vers leur auberge. Ils sont tous réunis pour palabrer, probablement pour s'échanger les maigres informations qu'ils ont récoltées. La femme ressort et se dirige vers le nord de la ville, surement un rendez-vous inutile.

Les trois hommes retournent à Boursefonte. Ils réussissent à obtenir une entrevue avec monsieur Sycomore, auquel ils se présentent comme représentants exceptionnels du bourgmestre pour la gestion de la maladie. Le vieil ogre les fait donc monter chez lui, mais aux vues des mines déçues de mes petites bougies à leur retour, il n'a pas dû leur révéler grand chose.

Arrivée de la femme presque au même moment. Ils s'en vont discuter dans un coin. Il ressort de leur conversation qu'ils doivent interroger la marchande de tabac de la halle, car elle serait aussi la catin qu'ils recherchent.

Ils la trouvent très vite, et l'aborde avec un tact rare "bonjour, l'amour de votre vie est mort". J'avoue avoir bien ri, même moi n'aurai pu faire mieux. Résultat la pauvre gourde est en pleur et son gnome de frère se sent obligé de la protéger. Évidement tout seul contre quatre adultes c'était un peu mal parti. Il s'enfuit vite ce gosse. La fille n'apprend pas grand chose à mes petites flammes.

La femme rentre à l'auberge, les hommes reste à la halle, et vont à un rendez-vous avec monsieur Sycomore et ses "filles". Elles ont l'air fort peu heureuses ces demoiselles... Mes trois bougies leur parlent cinq minutes puis s'en vont. Très efficace, bravo.

Ils rentrent ensuite à l'auberge pour se restaurer. Deux des hommes décident de retourner à la halle, mais sont interrompus dans leur plan par un groupe de soiffards qui affirment avoir vu un démon. Surement un azurin si on en croit leur description. Balivernes ! Je n'ai rien conjuré, et si un de mes semblables était en ville je le saurait. Surement une hallucination due à l'alcool. Mes petites bougies décident néanmoins d'enquêter. Évidemment elles ne trouvent rien.

D'ailleurs, ne rien trouver semble être leur marque de fabrique, étant donné que leur exploration de Boursefonte ne leur apprend rien. Le Keshite à néanmoins l'air inquiet, peut-être ce pleutre a-t-il peur des démons ?

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Jeu 6 Déc - 17:49

Saison 2 - Episode 4 : Correspondance de Ssilena.


Cher professeur,

Je sais que vous ne me pardonnerez pas mon départ soudain, mais sachez néanmoins que mon cœur est resté à vos côtés. Je vous ai promis de vous faire parvenir régulièrement de mes nouvelles en attendant d’être de nouveau près de vous, mais vous comprendrez que je ne peux vous en dire trop. Emue par le simple fait d’être un peu avec vous par la présente, je ne peux résister au plaisir de vous relater mes aventures d’hier, puisqu’elles ne vous en dirons pas trop de par leur banalité.
Nous avions décidé avec mes compagnons de nous diriger à l’endroit où nous avions été attaqués la première fois, de manière à retrouver les brigands un peu trop bavards. Cela ne fut pas très difficile, malgré l’évidente inefficacité de certains de mes associés.
Après de vains échanges pour les ramener à la raison, nos ennemis ont décidé de nous attaquer sans craindre le danger, je dois au moins leur reconnaitre cela. Ils sont, bien entendu, tombés un à un, sauf deux que nous voulions garder en état suffisant pour nous décrire par le menu leur rencontre. Vous vous doutez que ces hères n’avaient que peu de chances face à nous, mais toujours sans surprise ce fut D. qui nous déçut le plus de par son inanité. Si ce dernier commence à ne plus savoir se servir de son épée en plus de son cerveau, son utilité dans notre recherche devient clairement sujette à controverse.
Les cris et bruits de combat ayant alerté la garde, D. et J. partirent emportant le survivant réduit au silence, comme je sais si bien le faire, tandis que j’effaçais des traces compromettantes et que G. amadouait les gardes. Ils ne firent guère de difficultés pour nous croire et nous rentrâmes satisfait de notre ‘‘pêche’’.
J’espère que ces quelques nouvelles raviveront votre amour ou en tout cas vous assureront du mien, je n’oublie aucun de vos conseils et ce qui est caché le restera, prenez soin de mon cœur, il vous appartient.
Avec mon amour.

Votre Ssilena


___________________________________________________________________________


Prêtresse,

Je devais vous informer aussitôt que je saurai la date de mon retour, celle-ci n’est pas encore venue, mais comme vous sembliez inquiète de par mon départ je souhaitais vous rassurer. La Dame veille sur moi comme elle l’a toujours fais et je suis en aussi bonne santé que le permet l’éloignement de nos chères terres veuves.
Je serai ravie de reprendre le poste de prêtresse à mon retour si personne ne vous semble suffisamment digne de confiance, mais je ne sais quand la Dame me ramènera en Abyme.
Avec tout mon respect.
Ssilena


___________________________________________________________________________


Mère,

Je souhaite que cette courte missive vous trouve en aussi bonne santé que le permet la Dame. Je n’ai que peu de temps avant de devoir retourner auprès de mes compagnons, mais je devais vous écrire, comme vous me le conseilliez, je préserve les contacts que je me fais au fil des villes, mais je pense que mon départ va briser certains des liens si difficiles à tisser.
Quant à notre mission, elle n’avance pas aussi vite que je le souhaiterai bien que quelques lueurs commencent à apparaitre, je voudrai néanmoins que vous m’assuriez de l’obligation de la présence du dénommé Djein, il est comme je vous l’ai déjà dit relativement peu efficace, et le temps ne semble pas arranger les choses. Le parfumeur quant à lui continue à préserver ses secrets, mais il commence à user d'un humour très relatif, sa méfiance à notre égard commence peut être à fondre, lors du combat il a fait preuve d'une relative habileté mais de rien d'inhabituel...Vous me dites secrète et encline à la méfiance ma Mère, mais je suis loin d'être la seule à user de ces qualités.
Dès que l’homme aura parlé je complèterai la présente par ce que nous aurons appris. Je reste très prudente tant que nous n’en saurons pas plus sur l’être qui a parlé avec nos agresseurs.

Je vous salue ma Mère.
Votre dévouée Ssilena

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Ven 28 Déc - 7:24

Saison 2 - épisode 4, par la Silhouette Carmin.

Ah ! Enfin un peu d'action se dessine ! Mes pantins ont bien appris leur leçon, et ont décidé de se débarrasser eux même de "l'infâme sorcier".
Je vais pouvoir enfin apprendre si ces minis-bougies sont capables de se défendre.
Le combat a lieu dans une petite rue, pas très loin de l'auberge de mes flammèches. On dirait bien qu'elles ont décidé de se débarrasser des témoins laissés derrière elles ... Pour une fois, une décision sensée.

Dès le début, ça part mal pour mes pantins, cette méduses a l'air de savoir se servir des dagues qu'elle porte à la ceinture.
Oh, mais on dirait bien que le marchand a également plus d'un tour dans son sac. Mais où ai-je déjà vu ce style de combat ?
En revanche je suis déçue par le Jorniste, tous ces muscles, et cette grosse épée, pour une technique médiocre. Décidément, la taille ne fait pas tout.
Le poète, comme je m'y attendait, reste en dehors de la mêlée, et tente d’exhorter au calme... C'est si triste de mièvrerie.

Une fois leur carnage fini, mes petites flammes décident d'emporter un des pantins, paralysé par les soins de la demoiselle. Décidément, cette fille me semble de plus en plus l'élément moteur du groupe. Le Jorniste achève les blessés. Vraiment, j'aurai tout vu.
Oh, mais la garde de la ville arrive. Vite, tous disparaissent de la scène du combat, excepté notre poète qui va tenter de calmer le jeu, aidé par la donzelle, qui joue presque bien son rôle de jeune fille en détresse.

Évidemment ces idiots de gardes n'y voient que du feu, ils donnent même à mes flammèches deux gardes du corps...

Mes petits amis rentrent donc à leur auberge, et installe le pantin dans la roulotte du Keshite. Fort bien, il y sera à pied d'oeuvre pour leur transmettre mon message....

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Ven 28 Déc - 7:27

Saison 2 - épisode 5, Par la Silhouette Carmin

Je prédis un réveil douloureux pour mes petites flammèches. J'espère que ma chanson leur plaira.
Étant donné le remue-ménage dans cette roulotte je suppose que oui, héhé, quoi qu'on en dise, le plus agréable avec le feu c'est la cendre...

Ensuite ils décident de remettre mon pantin dans la rue. Grand bien leur fasse. je m'en occuperai en temps voulu. La femme le surveille un moment puis se lasse.

Les autres se retrouvent à l’hôtel de ville, ils ont visiblement des informations à transmettre au bourgmestre. Après un moment en palabres surement inutiles, ils se dirigent vers la prison dans laquelle les gardes jettent les malades. Ils ont certainement rendez-vous avec le bon docteur Dextrepouce, le charlatan qui dirige les opération ici. Je commence à regretter de ne pas être l'instigatrice de cette épidémie, vu la façon donc ces idiots la gèrent, j'aurai surement eu beaucoup de succès...

Tiens, le Jorniste refuse d'entrer... décidément il a vraiment raté sa vocation. Le Keshite et le poète entrent néanmoins, ce dernier non sans avoir d'abord harangué la foule pour tenter de rassurer ces braves gens. Quel beau parleur vraiment. Et ces indécrottables bouseux qui boivent ses paroles comme du vin... Pouah !

Les deux hommes ressortent au bout d'un certains temps et on dirait bien que leur entrevue avec Dextrepouce aura été fructueuse puisse qu'ils décident de partir vers la région de Bosqueterre, qui semble être le foyer de l'épidémie...

Je vais les suivre un peu, cette histoire commence à m’intéresser...

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MessageSujet: Re: [Agone] Chroniques Harmondiennes   Lun 25 Fév - 13:26

Saison 2 - épisode 6, par la Silhouette Carmin.

Finalement on dirait bien qu'ils ne partiront pas tout de suite. Une nouvelle petite flamme se joint au groupe. Surement pour remplacer le Jorniste qui s'est enfuit par peur de la maladie... Ce n'est pas une grosse perte. Peut-être que la fille sera plus efficace. Je l'espère en tout cas, ça m'évitera de m'ennuyer. Ils passent toute leur journée dans cette satanée auberge. Je parierai que l'arrivée de la nouvelle n'était pas prévue, vu les discutions enfiévrées qu'elle déclenche.

Ils finissent par à nouveau décider de partir vers Bosqueterre. On apprend pas grand chose sur le chemin, ces petits luminaire ne sont pas très bavards. Arrivées dans le petit village de Willamplit mes petites bougies s'installent à l'auberge.

J'ai juste le temps de faire rapidement le tour de cette immonde bourgade. Quelle horreur, je vais plutôt m'installer dans la forêt. Au moins j'y serais tranquille.

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